Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Pentagone: Plaisir d'y vivre, plaisir d'y venir

Le centre historique de la ville est délimité par la seconde enceinte, devenue les boulevards de la petite ceinture, et qui lui donne sa forme de pentagone. 

Vivre dans le Pentagone c’est vivre dans un de ses 9 «villages» que sont 

  • le quartier du centre,
  • le quartier royal,
  • le quartier des Sablons,
  • les Marolles,
  • le quartier Midi-Lemonnier,
  • le quartier de la Senne,
  • le quartier des quais,
  • le quartier Marais-Jacqmain,
  • le quartier du Parlement ou quartier des Libertés,eux-mêmes vivant au rythme de plus petites entités comme les quartiers Dansaert, St-Géry, Alhambra, St-Jacques, Anneessens, Ilot sacré …

 

 

Concentrant l’essentiel du patrimoine historique et culturel bruxellois, de l’offre de loisirs, de l’Horeca et des commerces, de la plupart des administrations, bureaux et sociétés de services …, le pentagone pourrait être une mine d’or de vitalité économique et commerciale, garantie d’un véritable contrôle social au profit des habitants, mais pour cela le MR veut rétablir les principes de base essentiels du vivre ensemble :

 

  • Harmonie et sérénité

L’équilibre délicat entre Horeca, animations nocturnes et habitat doit se construire sur le respect des lois et des règles.  Dans tous les quartiers animés, le MR travaille à établir un cadastre des affectations afin de garantir la mixité des fonctions dont celle de l’habitat et du commerce de proximité.  Fermeture des établissements illégalement ouverts, contrôle des établissements en termes d’hygiène et de sécurité, traque des trafics illicites et surveillance de l’âge des jeunes qui y consomment de l’alcool sont autant de mesures indispensables à mettre en place.

L’organisation des grands évènements est analysée de façon plus intégrée au tissu commercial; depuis 2012, elle doit s’accompagner d’un plan mobilité, d’un plan déchets et de respect des normes de bruit, afin qu’ils ne tournent pas au cauchemar pour les habitants et les commerçants riverains. Moins nombreux mais de plus grande qualité, décentralisés et plus éthiquement responsables, ces évènements doivent continuer à participer à l’attractivité touristique de Bruxelles tout en renforçant le plaisir de vivre en centre-ville.

 

 

  • Sécurité, première des libertés

A la présence de bandes dangereuses en de nombreux lieux du centre-ville, l’Autorité publique doit répondre par une présence policière efficace, en nombre suffisant, en permanence (patrouilles de 4 agents, îlotiers et stationnement en permanence de voitures de police dans les endroits particulièrement sensible comme le quartier Anneessens) pour y garantir la sécurité des biens et des personnes et empêcher la formation de zones de non droit. La traque aux dealers, aux voleurs et à tout acte de   violence doit démanteler les bandes qui pourrissent les quartiers du centre-ville.

La collaboration avec le Juge de la jeunesse pour amplifier les condamnations des mineurs délinquants à des peines d’intérêt général doit être systématisée.

 

 

 

 

Les grands immeubles de logements de la Régie foncière en centre-ville doivent tous disposés d’un concierge préposé au nettoyage et à la surveillance des parties communes. Sa tâche doit être facilitée par des concertations régulières avec les habitants, le placement de caméras de surveillance en coordina tion permanente avec le commissariat de police voisin.

Les espaces verts et de détente doivent être surveillés par des gardiens de la paix, travaillant en équipe , formés et encadrés par la police, tandis que les aires de sports et jeux doivent être, en permanence, encadrées par des animateurs sportifs.

La sécurité des commerçants et de leurs clients doit également être assurée par un système performant de télé-police-vision directement raccordé aux commissariats de Police.  La présence de caméras dans les rues et parcs efficacement contrôlés doit pouvoir dissuader les actes de délinquance et d’incivilités, fermement sanctionnés par des amendes administratives.

L’absence d’interdiction de la prostitution de rue et de la mendicité avec enfant a laissé se développer des réseaux de criminalité qui ont fait exploser ces deux phénomènes en de nombreux endroits. Au quartier Alhambra, l’application du dernier règlement d’interdiction de la prostitution de rue, délimitée à ce périmètre, n’a produit aucun résultat en termes de nuisances encaissées par les riverains depuis ces dix dernières années; la mesure récente de leur déplacement vers le boulevard d’Anvers peut apaiser un peu le quartier mais il faut encore que  les deux hôtels y vivant du proxénétisme soient fermés et q’une politique coordonnée au niveau régionale permette une interdiction générale de la prostitution de rue, essentiellement organisée par les réseaux d’exploitation des Êtres humains.

 

 

  • ENVIRONNEMENT PROPRE et RESPECTE

La collecte des immondices en centre-ville doit être repensée fondamentalement avec la Région et Bruxelles-Propreté car l’amoncellement des sacs poubelles et cartons sur les trottoirs n’est pas digne du centre historique de la Capitale de l’Europe.  La solution de l’enfouissement des déchets tel que pratiqué à Barcelone par le système des «Mollock» doit être expérimentée. Les bulles à faire doivent être installées de façon discrète voire enterrée dans les zones d’intérêt culturel et artistique. Il faut augmenter la fréquence de nettoyage des rues commerçantes et prévoir en suffisance l’installation et le vidage des poubelles 3X sélectives aux arrêts de bus, dans les parcs et aux lieux de grande circulation piétonne.

Il faut renforcer le montant, la surveillance et la perception des amendes administratives pour incivilités et non respect des règlements en matière d’hygiène. La traque, le ramassage et les sanctions des dépôts clandestins doivent être renforcés

 

  • Convivialité des espaces public et majesté des espaces touristiques

Tout le Pentagone doit faire l’objet d’un grand plan lumière mettant en évidence la majesté de sa richesse patrimoniale.

Tout le Pentagone doit être verdurisé en favorisant la plantation de plantes grimpantes sur façades à front de rue et la plantation d’essences rapides et de taille prestigieuse sur les places et petits parcs.

Les grands boulevards du centre ont, par le passé, fait la fierté de la Capitale, ils sont aujourd’hui totalement délaissés.  Les bacs à fleurs en béton des années 70 servent de poubelles, les dalles des trottoirs se soulèvent, les entrées de métro en triplex « tagué » sont d’une laideur affligeante, les panneaux indicateurs s’additionnent, le mobilier urbain s’enchevêtre, les panneaux publicitaires se multiplient au fil des conventions avec les sociétés d’affichage, des blocs de béton encombrent les trottoirs … et tout ce fouillis  contribue à augmenter l’insécurité. 

 

Le MR réaffirme sa volonté de faire des boulevards du centre une zone de développement stratégique régional et d’en lancer, dans les plus bref délais, la procédure de réaménagement complet impliquant trottoirs, voiries, plantations, mobilier urbain, éclairage et entrées de métro.

La mise en valeur des façades, en partenariat avec les propriétaires privés, doit participer à une promotion et une réaffectation en logements moyens tandis que la Régie foncière de la Ville de Bruxelles doit apporter un soin particulier à la location de ses espaces commerciaux à des commerces de qualité ainsi qu’à l’entretien de ses logements.

La mise en lumière des nombreux bâtiments remarquables, la valorisation architecturale des entrées de métro ainsi que la recréation des trois grandes places historiques doivent rendre majesté et convivialité à ces artères vitales pour la ville.

La mise en lumière des façades historiques du quartier Notre-Dame-aux-Neiges ou du quartier  des Libertés, avec la Colonne du Congrès, et un plan de protection du patrimoine devrait lui redonner le lustre d’antan. Une meilleure gestion des propriétés communales devrait concourir au maintien et au retour des classes moyennes en centre-ville.  La Place des Barricades doit être protégée par un PPAS garantissant les gabarits et les affectations.

Le MR regrette combien la plupart des récents aménagements urbanistiques de Bruxelles s’apparentent à une succession d’actes manqués et au mieux de décisions « Plic-Ploc » : Place Poelaert, Rue Neuve, les abords de la Gare Centrale …  ce dernier exemple démontrant, à suffisance, qu’il ne suffit pas de « virer les voitures » pour créer un espaces public de qualité ! Il illustre aussi combien la ville, trop souvent, n’est qu’une juxtaposition d’éléments et combien, à Bruxelles, le morcellement des compétences et l’intervention d’un nombre incalculable d’opérateurs et de décideurs aggravent encore cette situation.

Avec le MR, la Ville de Bruxelles redevient un acteur de son avenir urbanistique et architectural dans le cadre de grands projets d’aménagement tel celui également de la réhabilitation de la rue Neuve, la revitalisation commerciale de la Place des Martyrs, des galeries du commerce, Hirsch et Passage du Nord ainsi que de la Place des Musées, de la Place Royale et de la Place Poelaert.

 

  • Mobilité pour tous

Les habitants du Pentagone doivent aussi pouvoir bouger et se parquer dans leur ville.

Le MR soutient la création de zones de circulation douce dans certains quartiers-havres de paix. Les zones piétonnes seront étendues mais doivent être strictement délimitées et respectées dans le cœur historique tandis que tout doit être fait pour en améliorer l’accès, augmenter le nombre d’emplacements de parkings publics à proximité et fluidifier la circulation au lieu de provoquer des bouchons.  La circulation brutale et dangereuse des bus en sens contraire doit être supprimée. Permettre aux riverains d’utiliser les parkings des entreprises et des administrations en dehors des heures de bureau doit être encouragé.

  • REPONDRE AUX BESOINS DES FAMILLES EN MATIERE D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE, D’ECOLES ET DE SPORTS.

Les nombreux enfants présents dans les quartiers du centre-ville ont besoin d’être encadrés dans leurs études et nécessitent de pouvoir rester plus longtemps à l’école dans le cadre de remédiations, d’aides à leur scolarité et d’activités culturelles ou sportives épanouissantes.

Pour leur apporter tout le développement physique nécessaire à une bonne santé, il faut instaurer une après-midi sportive dans les écoles primaires et secondaires.  La création du chèque-sport par famille doit permettre à chacune d’entre-elles d’inscrire ses enfants dans des clubs de sport performants et de les éduquer à l’excellence.

L’augmentation du nombre de places en halte-garderies et crèches doit permettre à chaque famille de s’organiser en toute sérénité.