Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Ligne du temps

 

Je suis née le lendemain de la fête nationale en 1954 dans la clinique privée du Docteur Rouffart, située place des Barricades, en plein coeur de Bruxelles… Un peu comme un présage de mon double attachement à mon pays et à ma Ville.

Apparue deux ans après ma soeur aînée, Dominique, et deux ans avant ma plus jeune soeur, Catherine ; je suis donc la fille «moyenne» de Pierre et Eugénie Lemesre. Les soeurs Lemesre –  comme on nous appelait –  ont fait leurs études primaires à l’Athénée Emile Bockstael, une école de la Ville de Bruxelles située non loin de la rue Stevens Delannoy où la famille résidait.

Laekenois de père en fils et… en filles donc, tout comme ils sont chapeliers ! En effet, à l’arrière de la maison se trouvait la fabrique de « Chapeaux pour Dames » dirigée par mon grand-père, Léandre, et auquel allait succéder mon père, devenu une figure sur la place de Bruxelles parmi les commerçants. Son magasin bruxellois de chapeaux pour hommes et dames, situé rue de l’Ecuyer, au coin de la rue de la Fourche, est un commerce de qualité et de tradition. Mes deux soeurs, Catherine et Dominique, ont rejoint depuis l’entreprise familiale. Je suis donc la seule à avoir « mal tourné » comme ils aiment à le dire en riant lors des nombreuses réunions de famille le dimanche.

 

Atypique, je l’étais et le suis toujours encore certainement, mais profondément attachée à mes parents, mes soeurs et aux tendres souvenirs de mes grands-parents. Pour les avoir vu beaucoup travailler, parfois s’inquiéter, pour les voir et les entendre encore et toujours critiquer le « gouvernement » qui taxe trop les indépendants, se plaindre des charges communales et de la paperasserie administrative… C’est sans doute pour tout cela aussi que, tout naturellement, en politique, je prends la défense des indépendants et des commerçants et que je plaide avec tant de ferveur pour un soutien à ceux qui ont le courage d’entreprendre.

 

 

Après des humanités modernes au Sacré Coeur de Jette et aux Ursulines de Laeken, c’est là que le goût du théâtre me prit et, sous l’impulsion éclairée de notre professeur de français qui avait constitué une petite troupe de théâtre à l’école, nous avons monté quelques pièces qui connurent un franc succès, comme « La Cantatrice chauve »  d’Eugène Ionesco qui fit réellement un tabac !

Dans la bibliothèque, je dévorais successivement tous les Zola, les Balzac et les Maupassant. Passant de Colette à Françoise Sagan, je cherchais aussi l’interdit. Et ce fut Aragon. Lorsque j’en proposai la lecture à la Rétho des Ursulines – « Les Beaux Quartiers », « Les Cloches de Bâle », « Aurélien » -, tout me fut interdit et cela me mit la puce à l’oreille. Lorsque la Mère Supérieure nous interdit de monter « La Reine Morte » de Montherlant, j’avais compris ! J’avais 18 ans, l’ULB m’ouvrait ses portes et je découvrais la liberté de pensée.

Quatre années de journalisme et communications sociales allaient aiguiser ma curiosité en tous sens : de la Philosophie à l’Histoire de l’Art, en passant par l’Histoire, la Psychologie, l’Anthropologie, la Littérature… Ce fut une merveilleuse balade de culture générale. En sortant, il fallait encore apprendre un métier et ce fut la publicité. Dans une petite agence de pub, je m’essayai à la rédaction de slogans, à la présentation de campagnes et autres rencontres avec les clients… Pas vraiment ma passion.

 

Mais  je venais d’en découvrir une autre qui ne m’a plus quittée, celle des voyages lointains. La magie de l’Inde, l’éternité de l’Himalaya… Une soif de découvertes, une curiosité de toutes les beautés, de toutes les étrangetés, de toutes les grandeurs du monde et des hommes m’envahit. Elle continue et reste comme des bulles de ressourcement que je partage aujourd’hui non seulement avec Christian, mon mari, mais aussi avec mes deux enfants.

 

Mais quand m’est venu ce goût pour la politique ?

 

 

A l’unif, j’avais plus un intérêt journalistique pour les idées politiques que le désir d’entrer dans le milieu politique. Et, cependant, c’est bien le questionnement de journaliste qui me poussa à l’action.

Parce que, à un moment donné, j’ai eu envie d’apporter moi-même les réponses aux questions que je posais.C’était en 1982. J’étais journaliste à Radio Contact depuis deux ans. Je découvris le Parti Libéral par les jeunesses libérales – dont le Président était Pierre Houtmans, l’un des fondateurs de Radio Contact avec Francis Lemaire, Freddy Neyts et Pierre Van Halteren. C’est ce dernier, alors Bourgmestre de la Ville de Bruxelles qui, en m’offrant la 14e place sur sa liste aux élections communales de 1982, me fit entrer de plein pied dans la vie politique active. J’avais 28 ans, j’étais la plus jeune élue du Conseil et, après 150 ans d’histoire libérale à la Ville de Bruxelles, les Libéraux – tout en ayant gagné les élections – étaient relégués dans l’opposition par une nouvelle majorité additionnant le PSC, les socialistes et le FDF.

Donc, en 1982, commençait pour moi mes six premières années d’opposition au Conseil communal de la Ville de Bruxelles. Le Bourgmestre sortant Pierre Van Halteren assura avec beaucoup de dignité la présidence de notre groupe d’opposition. Ensuite, avec la sagesse et la générosité qui le caractérisaient, il demanda au Conseiller communal Claude Michel de le remplacer et de diriger notre groupe. Il se fait que ces six premières années d’opposition se transformèrent en 12, suite, en 1988, à une erreur d’appréciation des stratégies à mettre en place pour revenir au pouvoir, tant en terme électoral que de négociation avec un partenaire potentiel.

En effet, le parachutage d’Henri Simonet, personnalité de grand calibre mais inadaptée au contexte politique de la Ville de Bruxelles nous coupa de toute possibilité de négocier une alliance alternative. Le résultat électoral ne nous en donna pas plus l’occasion . Mais, entre-temps, le PRL, sous la houlette de Jean Gol, était entré au gouvernement fédéral. Une personnalité charismatique nouvelle  fait son apparition sur le terrain politique bruxellois : François-Xavier de Donnea. Nommé d’abord Secrétaire d’Etat à la Coopération au développement ; ensuite, dans le gouvernement suivant, Ministre de la Défense et de la Région bruxelloise (cette dernière n’existant pas encore comme Région à part entière).

 

 

Conseiller en communication du Ministre de Donnea au cours des ces années de « cabinet ministériel », j’ai eu la chance de travailler pour un homme politique aux qualités nombreuses et de prendre part à la mise en place de la Région bruxelloise.

 

Malheureusement évincés du pouvoir fédéral en 1988, les libéraux ne devaient pas plus participer en 1989 à la constitution de ce premier gouvernement bruxellois sous la minsitre-présidence de Charles Picqué.

Elue parlementaire de la Région bruxelloise sur la liste PRL menée par Armand De Decker, j’entamais cette nouvelle vie politique avec beaucoup d’enthousiasme et de curiosité.

En effet, tout était à apprendre, tout était à construire dans cette jeune Région-Capitale d’un Etat qui, ne lui faisant jamais de cadeau, l’avait définitivement enfermée en un territoire exiguë ne correspondant ni à sa réalité culturelle, ni à sa réalité sociologique, ni à sa réalité économique.

Les Flamands y ont vu le moyen de l’asphyxier financièrement en faisant de notre Région un perpétuel mendiant.

Les socialistes y ont vu l’opportunité de rejeter « les bourgeois qui votent libéral » hors de la circonscription électorale.

Les conséquences que nous vivons aujourd’hui étaient prévisibles :

1. Un bassin d’emplois dépassant les limites de la Région entraînant 22% de chômage à Bruxelles et 2 emplois sur 3 occupés par un navetteur.

2. La poursuite de l’exode des populations aisées vers la proche périphérie.

3. La paupérisation du centre et communes de la première couronne, avec les problèmes financiers de celles-ci comme leurs CPAS et leurs hôpitaux.

4. Le sous-financement structurel d’une Région coupée de son hinterland économique naturel, incapable d’assumer ses missions de capitale

Mais en 1989, mes goûts et pôles d’intérêt privilégiés me poussent vers les politiques menées au sein de la Commission communautaire française, dont je deviens ensuite la première vice-présidente et présidente de la Commission de la Culture

 

Si la vie privée doit rester en-dehors de la politique, il est indispensable de trouver le juste équilibre entre le temps et, surtout, la qualité du temps consacré à l’une et l’autre.

C’est certainement la vie d’amour et d’harmonie vécue à la maison entre mon mari et mes deux fils,Aurélien et Pierre-Léandre, nés ensemble le 3 août 1991, qui, en des moments de tension professionnelle extrême, me permette de remettre, à chaque fois, les choses, sentiments et émotions à leur juste place.

Et la fierté joyeuse, mais en toute simplicité dans leurs yeux, comme ceux de mes parents et amis, le jour où il me fut donné de ceindre l’écharpe échevinale d’abord, maïorale ensuite , continue à  me donner le ton d’une ambition bien comprise

 

 

 

Lors de la seconde élection du Parlement bruxellois, en 1994, évoluant vers des compétences plus régionales comme l’aménagement du territoire et, plus particulièrement, la protection du patrimoine architectural, j’y occupe la fonction de vice-présidente de l’Assemblée, sous la présidence d’Armand De Decker.

Enfin, les élections communales de 1994 nous permettent  de renverser les alliances à la Ville de Bruxelles, en rejetant dans l’opposition un PSC qui, de Vanden Boeynants à Michel Demaret, avait gangrené la Ville de  pratiques plus que douteuses.

Sous le maïorat de François-Xavier de Donnea, une nouvelle équipe « arc-en-ciel » s’attelle à restaurer, non seulement l’image de la Ville, mais aussi ses bâtiments, ses places publiques, ses commissariats, ses missions sociales, culturelles et d’enseignement.

Comme Echevin des Beaux-Arts, de la Jeunesse et du Tourisme, je mets toutes mes forces à la reconstruction de ces trois départements que je trouve en ruine à mon entrée en fonction, en janvier 1995.

Rétablir les budgets de Culture, réformer la gestion des centres culturels, rénover nos théâtres, mettre sur pied une nouvelle politique d’expositions et d’événements culturels grand public furent autant de défis gagnés pour la Culture à la Ville.

 

Par la mise en place d’outils performants comme les asbl « Bellone-Brigittine », « Bruxelles-Expo-Musée », « Riches Claires », « Breugel » et «La Montagne magique » ; en 6 ans, je parviens à construire le socle stable et durable d’une nouvelle politique de la Culture à la Ville de Bruxelles. Celle-ci aurait dû se couronner par une année faste de « Bruxelles Capitale européenne de la Culture en l’an 2000 ». Cette expérience décevante confirma malheureusement combien il est difficile, voire impossible, de porter à Bruxelles un grand projet biculturel d’envergure. En cette année-là, la chape de plomb du CVP de Jean-Luc Dehaene s’employa à éteindre et entraver la réalité culturelle bruxelloise au profit d’un projet misérabiliste aux accents venus de Flandre.

En ayant évincé le tandem de qualité qu’était Michel Boggen et Hugo Degreef au profit d’une équipe politisée à outrance Ecolo-CVP, le président et une majorité du Conseil d’administration de Bruxelles 2.000 ont choisi la médiocrité qui, de plus, va s’avérer être d’une gestion financière catastrophique. Sous la pression des médias et, plus particulièrement, du journal « Le Soir »,” une autonomie culturelle ” et, surtout, une « délégation de gestion et de dépenses » totales avaient été concédées à l’intendant écossais et son équipe pour le CA.  Résultats : un déficit de plus de 200 millions FB sur un budget public d’un milliard de francs belges; un désintérêt du secteur privé et du grand public ; peu de retombées en termes économique et touristique ; une image brouillée et peu valorisante, très éloignée de la réalité des créateurs, des artistes et opérateurs culturels bruxellois.

Ce projet, dont j’avais été pourtant l’initiatrice déterminante par le dépôt du dossier de candidature en 1994 dès mon entrée en fonction comme Echevin, reste, pour moi, le plus mauvais souvenir de toute ma carrière politique, tant son échec a été à la mesure de la grandeur de l’aspiration première qu’il avait suscité.

Mais comme à toute chose malheur est bon… Outre l’expérience apportée, « Bruxelles 2000 » m’a permis de rencontrer l’amitié des personnalités aussi riches que diverses que sont Michel Boggen, Hugo Degreef, Georges Dumortier, Serge Rangoni et Christian Bayis.

Avec Roger Deldime, Yves Larec, Monique Düren, Pascale Salesse, Anne Molitor, Patrick Bonté, Jacques De Decker… Ils expliquent mon engagement politique à, partout et toujours, défendre la culture comme une des garanties les plus fortes de démocratie, de solidarité, de compréhension mutuelle et d’épanouissement personnel.

Mon expérience à la tête du département de la Jeunesse s’apparente, elle, au sentiment de Sisyphe… Et pourtant, écrivait Camus : « Il faut imaginer Sisyphe heureux ! » En effet, s’il est vrai que, chaque jour, tout y est à refaire, l’espoir d’améliorer la situation, le comportement de certains jeunes vers un mieux-être, une meilleure acceptation de soi et des autres demeure le but ultime de ma démarche vers eux.

Lorsque je pris mes fonctions d’Echevin du Tourisme en janvier 1995, le T.I.B. y avait été réduit à la fonction de comptoir d’accueil sur la Grand-Place.

Là aussi, il convenait d’en rétablir les budgets à la hauteur des missions et, surtout, de les lier à ce qu’ils étaient sensés générer : le produit de la taxe sur les nuitées d’hôtel. Ce qui fut fait avec le bonheur et la réussite que l’on sait :

• Mise en place d’une équipe performante à la fois d’accueil et de promotion touristique, sous les directions de Georges Renders et André Vrijdag.

• Elaboration d’un city marketing

• Enfin, fusion du tourisme de loisirs et de congrès en une seule entité : « Bruxelles Internationale Tourisme & Congrès » (B.I.T.C.). Avec le Théâtre des jeunes « La Montagne magique » ; le B.I.T.C. fait partie de mes réalisations qui furent non seulement ma fierté, mais récompense des années d’engagement politique.

 

Les élections communales d’octobre 2000 et, surtout, les accords politiques qui les suivirent ne vinrent pourtant pas couronner ces efforts. En effet, avec 16 sièges, la liste du Bourgmestre, contournable par une majorité alternative et au dénis des engagements pris par le parti socialiste, fut mis en minorité et rejetée dans l’opposition.

Ce « coup politique » fut d’abord ressenti comme une trahison ; j’ai pu l’analyser ensuite avec plus de sérénité et en tirer les trois enseignements suivants :

• Les coalitions sont le fruit d’un rapport de force, elles doivent aussi se construire sur des rapports humains de qualité faits d’écoute et de respect mutuel.

• Il n’est pas tout de « bien faire », il faut le faire savoir ! La communication, la proximité, font cette indispensable politique de terrain.

• La démocratie implique le principe de changement et d’alternance au pouvoir, l’opposition peut être un lieu de ressourcement, de remise en question et de remise en place de priorités dans sa propre vie.

 

Il n’empêche que ces trois mois, qu’il m’a été donnés de vivre  à la plus haute fonction de ma Ville, ont , non seulement, démontré ma capacité de l’ assumer mais  m’ont également donné le goût et l’envie de tenter ma chance la prochaine fois.

A la demande du Président du MR, Daniel Ducarme, je passe de la Vice-Présidence du Parlement à la fonction de Chef de Groupe MR.

Le travail du parlementaire s’il veut être une force de propositions doit pouvoir s’appuyer sur un travail de recherches et de réflexions. Comme Présidente du Groupe MR au Parlement bruxellois, j’ai eu à coeur, au cours de cette législature, d’en être un moteur et d’organiser avec les députés MR un ensemble de « rencontres-débats, colloques, déplacements, tables rondes… consacrées à la Recherche & Développement, à la Formation et l’Emploi, à l’Hospitalisation à Domicile, aux attentes des Kinésistes et Infirmières, à la politique des « Zones Franches », Bruxellimage, au projet de création de crèches en partenariat et à proximité des entreprises… autant de sujets concrets, préoccupations quotidiennes des citoyens nécessitant une approche innovantes et ouvertes sur l’expérience des autres.

Toutefois, la mission première d’un Parlement qui se respecte est le contrôle du Gouvernement. Interpellations, examens, études des projets d’ordonnance constituent l’activité principale. Un chef de groupe de la majorité doit alors être une charnière entre le Gouvernement et le Parlement, entre les groupes de la majorité, entre les Ministres MR et les parlementaires MR.

Dans un gouvernement de coalition et plus encore bi-polaire, le rapport de force peut être rude. Il m’est plus d’une fois arrivé d’intervenir comme chef de groupe afin de délimiter clairement la ligne de fracture d’une négociation du gouvernement. Ainsi, je parvins à faire amender les ordonnances du Ministre socialiste sur la Gestion mixte du Marché de l’Emploi et la Réforme des Lois d’Expansion Economique avant leur dépôt sur les bancs parlementaires. La première fut partiellement rendue moins néfaste au secteur privé des agences d’intérim, la seconde fut ouverte au profit du commerce de détail dans les noyaux commerciaux.

 

« Chronique d’une élection ratée annoncée ». Après  la valse des Ministres-Présidents MR et des tribulations sur lesquelles je préfère ne pas revenir,   Jaques Simonet, avec beaucoup de courage et d’intelligence reprend la tête de liste MR pour nous mener au combat des élections régionales. Grâce à lui ,nous « sauvons les meubles » et 25 sièges ; ce qui est toutefois insuffisant pour faire front au pôle des gauches CDH – PS – Ecolo, nous nous préparons à une législature d’opposition avec Jacques Simonet  comme Chef de groupe tandis que je réassume les fonctions de Vice-Présidente de l’Assemblée.

 

Cette année illustre le mieux à quel point en politique, il ne faut jamais jurer de rien.  Alors qu’il y a un an, « l’Olivier » semblait une inévitable fatalité qui allait être systématiquement imposée à toutes les communes par la coalition de gauche du PS-CDH-Ecolo, en 2005, l’horizon s’éclaircit en même temps que se déchirent ces mêmes majorités.

Mais plus important encore, sous la présidence de Didier Reynders, le MR reconstruit sa crédibilité, retrouve le souffle de l’intelligence et l’optimisme de la volonté dans la plus pure tradition de Jean Gol.  Nouvelle image, nouvelle dynamique, nouvelle réflexion à long terme se construisent avec rigueur et imagination.

 

 

L’année des élections communales. A la ville de Bruxelles, l’opposition démocratique – et tout spécialement le MR a dénoncé maintes fois au cours de la legislature finissante les manquements, les dérives de gestion du pouvoir en place, et exigé plus de discernement dans ses dépenses, dont la progression sans limite menace  l’équilibre financier de la Ville, malgré un alourdissement des impôts de toutes sortes.

En avril 2006, le MR est rejoint dans ses critiques par des élus et des membres du parti socialiste, qui ne veulent plus poursuivre une expérience qu’ils ont, de l’intérieur, tenté d’infléchir, mais en vain.

Ainsi se crée l’alternative, avec la constitution d’un grand rassemblement pour le renouveau de Bruxelles.

Ce projet de renouveau pour ma Ville, je l’avais en moi, je l’avais longuement travaillé et , lorsque j’ai rencontré Carine Vyghen, quel ne fut pas mon étonnement et mon bonheur de constater qu’en tous ses points, il correspondait au projet qu’elle-même portait.  C’est pourquoi, en aucune façon, il ne peut être question de “transfuge”, bien au contraire, il s’agit d’une “rencontre”, d’ une union pour se renforcer et tenter de réussir le changement. Accompagnée de Jean-Baptiste De Crée, également Echevin, et de candidats enthousiastes comme Nicole Malengreau, Aurélie Labeye et Jacques Moreau, Carine Vyghen est devenue pour moi, une partenaire politique de premier plan associant honnêteté , intelligence, courage, générosité et bonne humeur.

Je suis donc la tête de la liste RB , liste qui rassemble les libéraux , les FDF, des socialistes(MS) et des bruxellois néerlandophones autour d’un même projet au service des Bruxelloises et des Bruxellois. Ce nouveau concept politique, qui a la volonté de transcender les partis et les clivages gauche/ droite, a suscité une mobilisation enthousiaste,  qu’il ne m’avait jamais été donnée de vivre au cours de mes nombreuses campagnes électorales précédentes. Didier Reynders et Jacques Simonet, faut- il le dire, m’ont soutenue et conseillée tout au long de ce processus de rapprochement en faveur du  retour des libéraux à la tête de la Ville de Bruxelles.

 

 

 

 

Les  résultats des élections communales de l’an dernier ne furent certainement pas à la hauteur de notre engagement pour la Ville de Bruxelles mais ils  révélèrent surtout combien il est important pour les libéraux de rester unis, de parler d’une seule voix et de conserver une charpente claire du message politique.

Le beau succès  du MR au scrutin fédéral de juin 2007 vint encore conforter cette analyse et je me souviens du bonheur de Jacques SIMONET savourant cette nouvelle victoire après celle qui l’avait confirmé à la tête de la commune d’Anderlecht.

Et puis, un mois plus tard, le drame survint et un matin nous nous sommes  tous retrouvés bien seul sans Jacques …

Avec la disparition de notre ami Eric ANDRE, un an plus tôt, « Génération 2000 » – groupe de réflexion politique que nous avions fondé ensemble avec Yves de JONGHE d’ ARDOYE – s’endeuillait cruellement une nouvelle fois.

Et comme si l’année 2007 n’avait pas encore eu son plein de larmes, elle m’arracha encore ma compagne de combat, ma complice, ma copine, ma Carine . Carine VYGHEN succombe en décembre 2007 d’une hémorragie cérébrale.
« Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort », certains dictons sont d’une cruelle vérité dans la vie politique.

 

 

Parce que ceux qui vous font confiance vous donnent aussi la force de repartir, avec Françoise BERTIEAUX à la tête de la Régionale MR de Bruxelles, nous voilà repartis vers de nouveaux enjeux, dont celui de la qualité de l’enseignement compte parmi les plus essentiels.

Les funestes décrets-inscriptions édictés et votés par la majorité PS/CDH de la Communauté française et renforcés encore dans leurs effets pervers par la même majorité à la Ville de Bruxelles ont gravement désorganisé l’enseignement sous prétexte d’y organiser la mixité sociale.

La crédibilité du milieu politique tout entier est malheureusement une nouvelle fois fort atteinte car la colère des parents et enfants désemparés et le découragement des équipes éducatives s’expriment parfois sans désigner très clairement les responsables d’un tel lamentable gâchis.

Pourtant, jamais combat n’a été aussi entièrement mené par les élus MR sous la houlette de Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au Parlement de la Communauté française et sous la mienne en qualité Chef de Groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles.

Non, les programmes et volonté politiques ne sont pas les mêmes.
Oui, le MR veut garantir l’égalité des chances pour tous les enfants par un renforcement de la qualité de l’enseignement dans toutes les écoles.

La fracture sociale dont souffre tellement Bruxelles s’explique, pour la plus grande part, de nivellement par le bas de l’enseignement.

 

Notre travail d’opposition au Conseil communal et au Conseil de Police de la Zone de Bruxelles-Capitale – Ixelles nous amène jour après jour à révéler, dénoncer des faits de mauvaise gouvernance avérée dans le chef de la majorité PS/CDH.

A Bruxelles, il est temps  d’organiser sérieusement le Service Public, c’est- à -dire le service au public.

Insécurité, mal-propreté, chômage, délocalisation d’entreprises, exode des classes moyennes, découragement des enseignants et des indépendants …  sont autant de signes révélateurs d’une cruelle absence de vision politique susceptible de tirer notre Ville et notre Région vers le haut.

Depuis 2002, l’Enseignement de la Ville de Bruxelles, sous la coupe d’une gestion socialiste  et  idéologique est, lui aussi, systématiquement tiré vers le bas, ne parvenant plus à remplir son rôle « d’ascenceur social » que lui avaient si remarquablement conféré les derniers grands Echevins libéraux de l’Instruction Publique que furent Edouard KLEIN et avant lui, notre ancien Bougmestre Pierre VAN HALTEREN. Sans relâche, par mon engagement politique, je veille à  rester à la hauteur de leur mémoire, à la hauteur de leur combat.

Armand DE DECKER, à la tête de la liste MR,  met à notre service son expérience régionale, nationale et inernationale.  Pour ma part, en 13ème place, je suis honorée de me battre à ses côtés et ceux de Françoise BERTIEAUX, avec de nombreux collègues, Députés de qualité et autant de nouveaux candidats parmi lesquels mon jeune collègue au Conseil communal, Geoffroy COOMANS de BRACHENE dont j’apprécie la loyauté et la force d’engagement.

J’ai axé ma campagne électorale sur le thème de la « Lliberté de choisir » car je crois fondamentalement que, seul le MR garantit à tout un chacun, la liberté de choisir son école, son métier, son logement, son moyen de transport, son cadre et son mode de vie, ses soins de santé, son médecin et son hôpital …  Il s’agit d’un vrai choix de société à poser par chaque Bruxellois et il est malheureux que le scrutin à la proportionnelle et le jeu d’alliance « olivier » qui le suit ne permette pas à 1/3 de Bruxellois de s’y retrouver !

 

2010

La crise financière belge a frappé la Belgique à partir de la mi-2008. Deux des plus grandes banques de Belgique- Fortis et Dexia – ont commencé à faire face à de graves problèmes financiers, exacerbés par ceux qui  frappaient déjà d’autres banques dans le monde. Didier Reynders, Ministre des finances  fait tout ce qui est possible pour empêcher la faillite et contrôler la situation en garantissant les dépôts bancaires.

C’est donc, sur fond de crise financière internationale, que les éruptions communautaires qui secouent régulièrement  le Gouvernement Leterme finissent par provoquer  sa chute sur la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

 

Avec mes amis parlementaires bruxellois, Françoise Schepmans et Vincent Dewolf, nous soutenons la liste MR à la Chambre, aux trois dernières places en suppléance. Une élection, non désirée, ni par le MR, ni par les citoyens, dont les résultats électoraux avec la victoire du PS au sud et celle des nationalistes au nord vont précipiter la Belgique dans la plus longue crise de son histoire. Un records mondial de 540 jours sans gouvernement qui va creuser encore un peu plus le fossé entre politique et citoyen.

D’autant plus, que les premiers rounds des négociations se déroulent dans l’opacité la plus totale en maintenant la famille libérale à la porte.

 

 

2011

Parce que Charles Michel représente ce souffle de jeunesse, d’imagination mais aussi de fermeté quant au respect de nos idéaux –  avec toute la section et tous  les élus de la Ville de Bruxelles ainsi que de nombreux mandataires régionaux wallons et bruxellois –  je m’engage résolument dans la campagne présidentielle de Charles Michel à la tête du MR .

Charles Michel  entre en fonction le 14 février 2011.

Ce jour-là, la crise politique en est déjà à son 240ème jour. Charles Michel s’emploie alors à renouer les fils du dialogue institutionnel pour qu’enfin en septembre 2011, la 6ème Réforme de l’Etat soit conclue et qu’en décembre 2011, le nouveau gouvernement fédéral attendu depuis plus de 540 jours est constitué.

 

Pendant ce temps-là, à la Ville de Bruxelles, dès Janvier 2011, avec mes collègues libéraux du Conseil communal, Jacques Oberwoits, Geoffroy Coomans de Brachène et Frédérique Ries nous lancions notre projet pour Bruxelles, avec notre nouvelle tête-de-liste, le Sénateur Alain Courtois; une personnalité multi-talents, bien connue des amoureux du ballon rond qui va nous démontrer, d’emblée et à la fois, ses qualités  de capitaine d’équipe et d’attaquant !

En effet, de réunions d’experts en «brainstorming» , tous les services communaux ainsi que tous les grands enjeux de développement de la Capitale sont passés au crible, faisant appel à tous les témoignages, toutes les analyses, toutes les imaginations … pour aboutir à cette inéluctable nécessité : ON VA VOUS CHANGER LA VILLE !

 

2012    Le14 janvier 2012 : Alain Courtois, tête-de-liste MR,  présente à la presse, l’équipe qui portera  notre projet, d’abord  en campagne électorale auprès de tous les Bruxellois, pour ensuite le mener à bien, aux commandes de la Ville de Bruxelles.

Bien accueillie par la presse le matin, la Liste MR est  ovationnée le soir «aux voeux» de la section, parce que :

–  la Liste MR –  dont j’ai l’honneur et le plaisir, d’occuper la 2ème place –  rassemble, avec le Président de la section libérale, Jacques Oberwoits, toutes les forces vives du libéralisme bruxellois;

  • la Liste MR  fait la place belle à la nouvelle génération, dès les 3è, 4è, 5è et 6è places avec Geoffroys Coomans de Brachène, Els Ampe, David Weitsman et Céline Vivier;
  • la liste MR  est bilingue avec 7 candidats VLD;
  • la Liste MR s’enrichit de  la diversité avec des candidats issus de l’immigration qui partagent nos valeurs, dont en 7ème place, Youssef Archich, le dynamique Président du Festival du Film arabe à Bruxelles.
  • la Liste MR représente tous les quartiers de Bruxelles dont celui, tellement martyrisé par la majorité actuelle, de Neder-Over-Heembeek, avec Nicole Malengreau, Martine Corbiau, Jacques Moreau et  Francis Marcq.
  • la liste MR  peut compter sur des compétences reconnues comme celles de Christophe Pourtois, conseiller Cpas et Directeur du CIVA mais aussi Laurent Nys, bien connu dans l’Horeca.
  • la liste MR  est appuyée par des personnalités de grande envergure telles la Députée européenne-conseiller communal, Frédérique Ries et les Ministres d’Etat, Annemie Neyts et François-Xavier de Donnea.
  • la liste MR compte 49 candidats, tous, porteurs d’un enthousiasme et d’une même volonté de changement qui les rendent terriblement optimistes !

A l’heure qui l’est, après avoir  travaillé, tous ensemble, à la finalisation du nouveau projet pour Bruxelles –  qui vous est présenté sur ce site, sous l’onglet Programme 2012, par thème et par quartier – sur le terrain ou sur la toile, tous les candidats MR sont à votre écoute et votre rencontre.

 

14 OCTOBRE 2012 : La Liste MR VLD fait 10 sièges et j’y récolte 2.832 voix de préférence. Nous disposons avec le Parti socialiste de 28 sièges pour initier une nouvelle majorité à la Ville de Bruxelles.

Tandis que l’ex-première échevine empêchée se répand dans la presse en propos méprisants et contre-vérités, tout analyste politique de bon compte devrait souligner les raisons profondes de son éviction, à savoir : carence de présence, d’équipe, de bilan et de vision!

A l’heure où nous entamons la rédaction du programme de majorité avec nos nouveaux partenaires, l’enthousiasme de chacun est à la hauteur des défis à relever tandis que les réponses qu’apporteront les libéraux sont particulièrement attendues.

Avec notre Chef de file, Alain Courtois et tous les candidats MR VLD, je suis particulièrement heureuse d’avoir pu ramener les libéraux à la tête de la Ville de Bruxelles. Notre ambition sera de relever le niveau de vie et d’y ramener les classes moyennes afin de redonner dynamisme économique et mixité sociale à notre ville en particulier en son centre. En charge du nouveau Plan de Stationnement, de l’ Economie- Emploi- Formation- Commerce et Classes Moyennes, je vais donc travailler à la pointe de cet objectif !

2014

Marion Lemesre Calèche (10 of 11)

2014

Depuis bientôt un an et demi , le MR/VLD participe à la gestion de la Ville de Bruxelles mais plus encore nous y insufflons notre vision libérale dans des projets d’envergure tel que la rénovation des boulevards du centre avec leur piétonisation partielle.

Rénover la rue Neuve en quartier commerçant, refaire de la Place de Brouckère et de la Bourse des vraies places de convivialité et des lieux de destination implique une amélioration considérable de la sécurité, de la propreté et de la mobilité mais aussi un retour de belles enseigne comme de commerces de proximité.

Je suis persuadée que le défi de l’emploi sera relevé par une amélioration des performances de l’enseignement mais surtout par une plus grande interpénétration des rôles de l’école et de l’entreprise.

Ainsi, à  la tête des compétence d’Emploi et de la Formation, je ne cesse de multiplier réflexions et contacts afin de construire des projets à long termes pour faire se rencontrer les demandes et offres bruxelloises d’emploi.

En ce domaine comme en celui de la promotion du commerce, l’articulation des politiques communales et régionales est une nécessité impliquant un changement de gouvernement.

Qu’il s’agisse du dogmatisme présidant à l’organisation d’embouteillages, à la taxation des places de stationnement en entreprise ou à l’imposition  du «standard passif» dans toutes les constructions à partir de 2015… rien n’aura été épargné aux entreprises depuis 10 ans … l’immobilisme dans la réalisation des grands projets fonciers illustre la capacité de l’olivier de faire des plans et encore des plans tandis que la fiscalité excessive reste une entrave importante à la relance économique.

L’olivier a déçu, l’olivier a vécu !

 

    A la Ville comme à la Région , c’est le temps des Libéraux

 portrait marion_recadrage