Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Quand les locataires de logements sociaux deviennent les victimes d'un système autoritaire et irrespectueux des droits légitimes des locataires

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Les élues MR de la Ville de Bruxelles, Marion Lemesre et Frédérique Ries, apportent leur soutien total à l’appel à la mobilisation lancé par les locataires de la S.I.S.P. LOREBRU (site Versailles-Beyseghem à Neder-Over-Heembeek) et annoncent leur présence le 10 mars 2012 à la manifestation ainsi que leurs interpellations adressées d’une part, au Secrétaire d’Etat en charge du Logement et d’autre part, au Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles.

Marion Lemesre, chef de groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles et par ailleurs Députée régionale interpellera, à ce titre, le Secrétaire d’Etat au Logement quant aux pratiques de la SISP LOREBRU à Neder-Over-Heembeek consistant à placer ses locataires devant des faits accomplis, qu’il s’agisse de leur imposer, sans concertation préalable, une modification du Règlement d’Ordre Intérieur (R.O.I.) ou d’imposer des aménagements des espaces environnants et des équipements, financés par BELIRIS, sans concertation, voire  contre l’avis-même des habitants.

 

En effet, l’élue libérale n’en revient pas des modifications imposées, consistant à obliger les locataires à nettoyer les paliers et les escaliers (disposition contraire au Code du Logement qui avait été présentée pour diminuer les charges alors que celles-ci ne cessent d’augmenter et ne font désormais plus l’objet d’une présentation détaillée); elle dénonce, par ailleurs, fermement la méthode dite «du coup de craie» telle que pratiquée à LOREBRU, consistant à marquer le sol des paliers d’un trait à la craie pour imputer une amende de 8,5 € aux locataires dont le «coup de craie» n’aurait pas disparu, indiquant par là, un sol non nettoyé !

Enfin, la députée libérale dénonce également la modification du Règlement d’Ordre Intérieure visant à collectiviser la responsabilité et les coûts de réparation des actes de vandalisme (disposition non conforme au Code du Logement voir au Code civil) quand on sait que les actes de vandalisme ne sont pas forcément le fait de locataires et sont le fruit de l’insécurité générale régnant à Neder-Over-Heembeek.

 

Pour terminer, concernant le projet BELIRIS, présenté en 2004, adjugé en 2007 pour 3,5 millions €, le premier lot d’1,5 million visait l’étanchéité des surfaces et la réfection de l’esplanade, le deuxième lot de 3,5 millions la réfection des espaces verts, les chemins d’accès, etc et les fameux abris à containers pour 100.000 € ! A part une réunion d’information en juin 2011, pour présenter la localisation des abris à containers, le projet BELIRIS n’a jamais fait l’objet de concertation avec les locataires qui ont découvert les énormes abris en tôle grise de 2,40 m de hauteur, dont certains sont placés devant les fenêtres des appartements du rez-de-chaussée !

 

En conseil communal du 26 mars prochain, Marion Lemesre et Frédérique Ries  inviteront le Collège à visiter les lieux «rénovés grâce à Beliris» :

 

«DU SURREALISME A L’ETAT PUR» : plusieurs containers à ordures sont d’ailleurs toujours sur la voie publique en certains endroits (dont l’avenue Laksouter) car les trottoirs sont trop hauts pour les tirer dans les abris, les énormes bancs en béton aussi laids qu’inutiles encombrent les voies d’accès aux immeubles, gênant les camions de secours comme les emménagements, des chemins en béton ont remplacé des pelouses et un immeuble luxueux de bureaux pour la direction et la présidence se construit à front de l’avenue de Versailles sous l’œil médusé des locataires qui auraient de loin préféré voir consacré de telles sommes, par exemple, à la réparation et mise en conformité de toutes les installations gaz, électricité, eau (remplacement des compteurs bloqués), ascenseurs en fin de vie, toujours en panne, remplacement des vieilles chaudières, vieilles tuyauteries et vannes provoquant moult infiltrations et humidité… la liste est longue et ne reflète pas toute la problématique du traitement des plaintes et des problèmes de sécurité.

Quand les locataires de logements sociaux deviennent les victimes d’un système autoritaire et irrespectueux des droits légitimes des locataires, au point de pousser ceux-ci à un «appel à la mobilisation afin de protester contre cette situation inacceptable» (le samedi 10 mars 2012 – entre 11h et 14h derrière le bloc 9), Marion Lemesre et Frédérique Ries se joignent à la mobilisation et appellent les Autorités publiques responsables à ne pas rester indifférentes aux questions posées ainsi que de s’inquiéter de la bonne utilisation des budgets octroyés par BELIRIS; en exigeant  à cet égard, un récapitulatif complet des montants prévus, engagés et réalisés ainsi que  la réalisation d’un audit sérieux de ce chantier.

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