Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

« Ne laissez plus les Ecolos jouer avec des allumettes ! »

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 Après le drame économique et social du photovoltaïque en Wallonie, la Députée-­‐Echevine libérale Marion Lemesre dénonce les errements du Code bruxellois de l’air du climat et de la maîtrise de l’énergie (COBRACE), qui était voté, ce midi en Commission Environnement du Parlement régional bruxellois.

Sous la houlette dogmatique des Verts, et malgré l’amateurisme dont ils ont fait preuve en Wallonie (cf. photovoltaïque), le Parlement bruxellois a adopté en Commission Environnement, ce mardi midi, le COBRACE. Jusqu’au bout, Marion Lemesre aura déposé des amendements visant à en réduire l’impact désastreux sur l’activité économique et à en conditionner la mise en exécution à une amélioration préalable et significative des transports en commun.

La philosophie générale du COBRACE pourrait faire l’objet d’un consensus, mais le dogmatisme stérile avec lequel il est prévu de le mettre en application rend le vote de ce texte impossible pour le groupe MR. Le code transpose la directive européenne relative à la performance énergétique des bâtiments tout en rendant floue la définition de concepts-­‐clés de cette directive. Ainsi par exemple, la directive parle clairement de « bâtiments à consommation énergétique quasi nulle d’ici 2021, » soit un standard très basse énergie alors que le COBRACE parle de « consommation zéro énergie (…) ou très faible » sans autre éclaircissement.

Aussi, le Gouvernement a déjà fixé les exigences PEB (Performances énergétique du bâtiment) correspondant au standard passif pour 2015, soit 6 ans avant l’échéance recommandée par l’Europe, et applicables à toute demande de permis d’urbanisme (construction neuve et rénovation)… « En imposant ce standard (passif) et ce délai (2015), le COBRACE ne se montre pas ambitieux mais imprudent et contraignant vis-­‐à-­‐vis des architectes, des entrepreneurs et des particuliers » a déclaré la députée libérale car les exigences de la construction passive sont encore peu connues des professionnels du secteur en Belgique. Or, on leur laisse ici un temps trop court de formation et d’adaptation à ces nouvelles normes de construction. C’est la porte ouverte aux interprétations et aux approximations.

Par ailleurs, il ne faut pas non plus négliger l’impact que ces nouvelles exigences pourraient avoir sur la hausse des prix de l’immobilier (puisque l’investissement initial est plus important), avec le risque de limiter davantage l’accès aux nouveaux logements pour de nombreux ménages bruxellois. Marion Lemesre rappelle que les mesures du COBRACE visent aussi à supprimer plusieurs dizaines de milliers de places de parking hors voirie (25.000 selon la Ministre Huytebroeck, 55.000 selon le Conseil économique et social). « La suppression de ces emplacements dans le contexte bruxellois actuel ne ferait que provoquer la délocalisation des entreprises, la fuite des investissements et, à terme, entrainerait la désertification et la paupérisation de la Région bruxelloise et, plus particulièrement, du Pentagone » estime Marion Lemesre.

Du côté des professionnels, les fédérations du secteur immobilier (UPSI) et des parkings (FPB) estiment à 750 millions d’euros « la seule perte de valeur immobilière directe pour les propriétaires privés ainsi que pour les entreprises. » Face à ces enjeux économiques et sociaux mal maîtrisés par le COBRACE, le groupe MR ne votera pas ce projet.

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