Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Mes dernières prises de position

Economie : le commerce bruxellois a besoin de soutien, pas de nouvelles taxes.

Au 1er juillet 2014, les Régions seront compétentes en matière de gestion des implantations commerciales.

Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture un projet de décret sur les implantations commerciales, fixant à 4000 m² l’intervention de la Région. Qu’en est-il de la Région bruxelloise ? Comment compte-elle utiliser ce nouvel outil de gestion pour relancer son attractivité commerciale ? Au lieu de se saisir de cette nouvelle compétence, le gouvernement, via les charges d’urbanisme a édité une nouvelle taxe sur l’activité commerciale.

En effet, les magasins de plus de 2000m² se verraient imposer une charge de 125€/m². A l’heure où les enseignes cherchent à savoir quelles aides elles peuvent attendre de la Région pour de nouvelles implantations, le Gouvernement leur répond en instituant une nouvelle charge forfaitaire substantielle.

Le moindre city market nécessaire aux besoins de base, dépasse cette superficie. Il faut développer la notion de mix commercial en intégrant l’alternance des boutiques d’indépendants et des plus grandes enseignes, car la renommée de leurs marques draine un large public dont la Région a grand besoin et qui profite également aux petits commerces avoisinants.

Parce que tous les investisseurs doivent se sentir accueillis en Région bruxelloise, le MR plaide pour une simplification de la procédure. Il n’est pas question de dissuader les investisseurs potentiels avec une lasagne administrative indigeste. Au contraire, par souci d’efficacité et de lisibilité de la procédure, le permis socio-économique doit être joint au permis d’urbanisme.

Je soutiens totalement le recours introduit par Comeos au Conseil d’Etat, et j’ai interpellé en ce sens interpellation la Ministre de l’Economie quant aux dispositions relatives à la  régulation des implantations commerciales et à l’impact négatif que cette nouvelle charge fiscale va provoquer sur l’activité économique

 Emploi : absence de concertation sur l’avenir des agences locales pour l’emploi

 En tant qu’Echevine en charge de l’Emploi à la Ville de Bruxelles, je suis particulièrement sensibilisée à la problématique de la remobilisation vers le circuit du travail des publics les plus éloignés des exigences du marché de l’emploi. Un profil de chercheurs d’emploi qu’on retrouve largement en Région bruxelloise.

J’ai interpellé la Ministre de l’Economie sur l’avenir des agences locales pour l’emploi, une matière qui sera régionalisée dès le mois de janvier 2015.

Dans sa réponse, la Ministre dévoile certaines décisions du Gouvernement : d’abord la garantie du maintien de l’ancrage local des ALE, qui resteront des ASBL communales gérées paritairement au niveau local et intégrées aux maisons de l’emploi; ensuite une coordination générale serait confiée à Actiris (sur le même schéma que celle exercée actuellement par l’ONEM), avec l’instauration d’un partenariat et d’objectifs communs entre les Communes et la Région. Et enfin la totalité des agents ALE serait régionalisée (en ce compris les agents détachés ONEM), sans toutefois apporter de précision sur les agents engagés sur fonds propres par les ALE (soit une quinzaine en Région bruxelloise).

 La constitution, en janvier, d’un groupe d’experts chargé d’analyser les groupes-cibles des mesures de mise à l’emploi locale au regard des défis bruxellois est une bonne chose car la 6e réforme de l’Etat doit permettre une remise à plat des politiques d’aides à l’emploi, en termes d’évaluation des dispositifs existants notamment dans leurs effets pervers sur le marché de l’emploi.

 Il est regrettable que la Ministre se soit bornée à « rencontrer » les représentants du secteur, sans engager une véritable concertation. En tant que Présidente de la très dynamique ALE de la Ville de Bruxelles, je suis convaincue de l’importance de l’expertise et de l’apport du secteur dans l’élaboration de la nouvelle politique régionale. J’œuvre à la concrétisation de cette concertation.

 Audiovisuel bruxellois : il n’est pas trop tard, mais il est temps !

Je m’associe au cri d’alarme poussé par les professionnels de l’audiovisuel bruxellois. Il est temps de coordonner et de renforcer les politiques de soutien à ce secteur porteur d’emploi par la création d’un fonds Bruxellimage doté de façon équivalente à celle des autres régions (5 millions d’euro) et la création d’une ligne « entreprise » dédiée à hauteur d’un million.  Le secteur a besoin d’être soutenu dans la mesure où il constitue un créneau porteur susceptible de peut devenir un acteur clé du développement industriel et économique de la Région.

Je m’investis pleinement depuis longtemps dans ce domaine. Pour rappel, c’est en 1996, il y a 17 ans, que j’ai lancé la première mesure concrète à Bruxelles en faveur du secteur audiovisuel en créant le « Fonds du cinéma de la Ville de Bruxelles ». En 2001, j’ai déposé une proposition d’ordonnance au Parlement bruxellois visant à la création d’un fonds bruxellois du cinéma, détenu à 100% par la Région, à l’instar de Wallimage, et utilisais pour la première fois le terme de « Bruxellimage ». En 2008, le MR organisait, à mon initiative, un colloque  consacré à l’avenir de l’industrie du cinéma à Bruxelles qui donnait largement la parole aux professionnels du secteur. Cette même année, le Gouvernement Picqué répondait enfin par la création d’une ligne mixte « Wallimage/Bruxellimage » avec une dotation d’un million d’euro.

Vu l’insuffisance du soutien bruxellois, les fonds d’investissements audiovisuels régionaux (Wallimage depuis 2001 et Screen Flanders depuis 2012) ont poussé les entreprises bruxelloises à délocaliser leurs activités (et leurs emplois) vers les deux autres régions du pays. Face à ce constat, aujourd’hui, j’ai à nouveau rencontré le secteur qui s’est exprimé par les voix de Carol Godfroid (Studio L’Equipe) et de Thierry Dubois (Union bruxelloise des prestataires du cinéma et de l’audiovisuel) qui ont aussi réaffirmé l’urgence d’une politique forte et d’un financement effectif d’un fonds économique spécifiquement bruxellois.

Carol Godfroid souligne à cet effet que le jeu de la concurrence entre entreprises est aujourd’hui biaisé par ces aides régionales : « Il ne s’agit plus de concurrence des talents et du savoir-faire des différentes entreprises.  Aujourd’hui les producteurs choisissent une des trois régions du pays en fonction de l’importance de l’aide financière qu’elles peuvent accorder. »

Bien que la Ministre de l’Economie ait annoncé la mise sur pied d’un cluster  des industries de la culture piloté par l’ABE, j’ insiste sur la nécessité de créer un centre d’entreprises dédié spécifiquement à l’industrie audiovisuelle et cinématographique. Il aurait pour vocation de favoriser le développement des nouvelles entreprises, d’accorder des prêts aux productions et aux co-productions. Ne faisons pas les choses à moitié mais accordons plutôt des aides substantielles quand elles sont nécessaires. Pour être crédibles et compétitifs, les professionnels du  secteur ont besoin d’investir dans des technologies coûteuses. C’est pourquoi un fonds économique réévalué et une ligne de crédit en prêts spécifique doit tenir compte des spécificités du mode de fonctionnement du secteur ; par exemple, la location de ce matériel coûteux devrait être éligible en termes d’investissements.

Il existe à Bruxelles un pôle naturel de l’audiovisuel autour de la RTBF, mais il manque de visibilité et de cohérence. Je m’inquiète des projets de démolition du site de la RTBF qui aboutirait à la disparition de studios aussi performants que les fameux studios 5 et  6 et plaide au contraire pour leur revitalisation comme demandé par les professionnels.

Par ailleurs, « le secteur offre aussi de nombreuses opportunités d’emploi pour un public non qualifié, qui se spécialise sur le terrain » souligne Thierry Dubois. Et on sait qu’une part très importante des Bruxellois répond à ce profil. Il insiste aussi sur la fuite des talents que représente le manque de financement de Bruxellimage  alors qu’on compte de nombreuses formations de grande qualité dans l’audiovisuel en Région bruxelloise ». M Dubois attire aussi l’attention sur le fait que de nombreuses très petites entreprises sont actives dans le domaine à Bruxelles et qu’elles sont amenées à grandir… là où on le leur permettra car aucune d’entre elles ne peut se permettre d’avoir une succursale dans les autres régions du pays.

Même si le budget de 2013 prévoit d’augmenter de 500.000€ le fonds de la ligne mixte, on note le même refinancement du côté de Wallimage, ce qui ne rend donc pas Bruxellimage plus compétitif ou financièrement plus attractif pour les investisseurs. J’ai à multiple reprise interpellé le Gouvernement en ce sens et je  redépose avec les Députés Philippe Pivin et Jacqueline Rousseau une Proposition d’Ordonnance « relative au développement et au financement du fonds économique régional dédié au secteur audiovisuel bruxellois, Bruxellimage ».

 

 Propreté : Les sacs poubelles sont-ils dépassés ?

 La propreté publique est une question de choix politique. Bruxelles doit en faire une priorité. Il en va de son image (cf. le récent sondage des expatriés) comme de la qualité de vie et de son développement économique ai-je déclaré lors de mon interpellation adressée à Rachid Madrane, Secrétaire d’Etat à la Propreté publique. Des mesures doivent être prises par l’ABP pour débarrasser nos trottoirs des sacs poubelles, lesquels polluent littéralement la vie des Bruxellois, mais aussi l’image internationale de la Région bruxelloise.

Les sacs poubelles, quelle que soit leur couleur, sont une source de nuisance sur nos trottoirs : ils y restent parfois la journée en attendant l’heure de collecte, ils sont parfois éventrés, très nombreux ou sortis de manière anarchique. C’est un bien triste spectacle pour un commerçant qu’un tas de poubelles resté sur le trottoir après l’ouverture de son magasin. Bruxelles bénéficie d’une image largement positive quant à sa richesse culturelle ou sa gastronomie mais la saleté des rues à Bruxelles est aussi décriée. Or, la propreté publique permet souvent de juger de la qualité de vie d’une ville.

J’ai soutenu le Secrétaire d’Etat sur la question de l’indispensable refinancement de l’Agence Bruxelles Propreté. La propreté de nos rues est une question de volonté politique. Il faut donner à l’ABP les moyens humains, techniques et financiers afin qu’elle puisse intensifier son action de nettoyage dans les rues et augmenter la fréquence de ses collectes.

Et j’ajoute qu’il faut que la Région bruxelloise décide une fois pour toutes de s’attaquer au déficit d’image de Bruxelles lié à la saleté de ses rues,  déficit qui nuit non seulement à la qualité de vie des Bruxellois mais à sa vitalité économique. Le Secrétaire d’Etat a précisé qu’un projet pilote de conteneurs enterrés était décidé au sein de la Cité de Versailles, à Neder-over-Hembeek. Mais en attendant que ce système plus propre mais plus coûteux soit financé et généralisé à Bruxelles, on peut observer un retour aux poubelles rigides devant les habitations.

Le principe du sac poubelle est dépassé. Il faut évoluer vers les PAV (points d’apports volontaires) et conteneurs enterrés, ce qui représente non seulement un budget investissement, mais qui nécessitera entretien et surveillance, d’où la nécessité de faire de la propreté une priorité en termes de choix budgétaires.

En effet, l’image de la Région bruxelloise a une fois de plus été salie  par un article incendiaire pointant l’état de malpropreté de Bruxelles. Plutôt que de se lamenter, il faut sans délai mettre en œuvre un projet-pilote de centralisation et ramassage des déchets via des moloks.

Pour rappel, les moloks sont des poubelles (semi)enterrées qui ont le grand avantage de  limiter les désagréments liés aux bruits, aux dépôts clandestins ou à l’aspect inesthétique de conteneurs implantés en voirie. De nombreux sites bruxellois pourraient accueillir une phase test. Certaines zones de groupement d’habitations sociales seraient un terrain d’expérimentation idéal ou encore les zones d’intérêt historiques, vitrines de notre pays, où le passage des camions n’est pas aisé et où la présence de nombreux commerces et horeca nécessite un ramassage régulier.

Une idée plus novatrice et plus ambitieuse que celle de ressortir «les gros conteneurs sur roulettes» du Secrétaire d’Etat en charge de «Bruxelles-Propreté» consiste à mettre en place un système d’aspiration souterraine des déchets, comme cela se fait dans de nombreuses villes en Europe (par exemple Barcelone) et ailleurs.

Si ce système a un coût évident , il s’inscrit toutefois dans le long terme. Actuellement, le coût de  la collecte de déchets car le coût de la collecte des ordures ménagères non-triées en porte-à-porte varie de 85 à 100€ la tonne et celui de la collecte sélective (sacs jaunes et bleus) est d’environ 135€ la tonne en journée et 160€ la tonne pour les collectes en soirée. Le système souterrain d’aspiration reviendrait lui à 80€ la tonne.

 Il ne s’agit pas seulement ici d’un autre système de gestion des déchets mais d’un progrès global d’aménagement de l’espace, profitable à tous.

 

Environnement : Après le drame économique et social du photovoltaïque en Wallonie, les errements du Code bruxellois de l’air du climat et de la maîtrise de l’énergie (COBRACE)

Sous la houlette dogmatique des Verts, et malgré l’amateurisme dont ils ont fait preuve en Wallonie (cf. photovoltaïque), le Parlement bruxellois a adopté en Commission Environnement le COBRACE. Jusqu’au bout, j’aurai déposé des amendements visant à en réduire l’impact désastreux sur l’activité économique et à en conditionner la mise en exécution à une amélioration préalable et significative des transports en commun.

La philosophie générale du COBRACE pourrait faire l’objet d’un consensus, mais le dogmatisme stérile avec lequel il est prévu de le mettre en application rend le vote de ce texte impossible pour le groupe MR. Le code transpose la directive européenne relative à la performance énergétique des bâtiments tout en rendant floue la définition de concepts-­‐clés de cette directive. Ainsi par exemple, la directive parle clairement de « bâtiments à consommation énergétique quasi nulle d’ici 2021, » soit un standard très basse énergie alors que le COBRACE parle de « consommation zéro énergie (…) ou très faible » sans autre éclaircissement.

Aussi, le Gouvernement a déjà fixé les exigences PEB (Performances énergétique du bâtiment) correspondant au standard passif pour 2015, soit 6 ans avant l’échéance recommandée par l’Europe, et applicables à toute demande de permis d’urbanisme (construction neuve et rénovation)…  En imposant ce standard (passif) et ce délai (2015), le COBRACE ne se montre pas ambitieux mais imprudent et contraignant vis-­‐à-­‐vis des architectes, des entrepreneurs et des particuliers  car les exigences de la construction passive sont encore peu connues des professionnels du secteur en Belgique. Or, on leur laisse ici un temps trop court de formation et d’adaptation à ces nouvelles normes de constructions. C’est la porte ouverte aux interprétations et aux approximations.

Par ailleurs, il ne faut pas non plus négliger l’impact que ces nouvelles exigences pourraient avoir sur la hausse des prix de l’immobilier (puisque l’investissement initial est plus important), avec le risque de limiter davantage l’accès aux nouveaux logements pour de nombreux ménages bruxellois. Les mesures du COBRACE visent aussi à supprimer plusieurs dizaines de milliers de places de parking hors voirie (25.000 selon la Ministre Huytebroeck, 55.000 selon le Conseil économique et social).

 La suppression de ces emplacements dans le contexte bruxellois actuel ne ferait que provoquer la délocalisation des entreprises, la fuite des investissements et, à terme, entrainerait la désertification et la paupérisation de la Région bruxelloise et, plus particulièrement, du Pentagone. La suppression d’emplacements de parking hors voirie est une mesure suicidaire pour l’avenir économique de la Région bruxelloise ! 

Du côté des professionnels, les fédérations du secteur immobilier (UPSI) et des parkings (FPB) estiment à 750 millions d’euros la seule perte de valeur immobilière directe pour les propriétaires privés ainsi que pour les entreprises.

Le MR est catégoriquement opposé à cette disposition. C’est pourquoi, j’ai proposé la suppression pure et simple de cette mesure par le dépôt d’un amendement radical.

Il me paraît essentiel de développer une offre alternative pour diminuer efficacement la pression automobile en Région bruxelloise. Pour cela, les politiques de mobilité doivent s’inscrire dans une vision stratégique globale, transversale et coordonnée.

Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui :

–          le RER est repoussé à un hypothétique 2025,

–          le plan pluriannuel d’investissement 2013-2025 ne comporte aucune vision pour Bruxelles,

–          l’offre de transport public intra-bruxellois est encore insuffisante, peu confortable et trop peu sécurisée,

–          le développement de parkings de transit est au point mort,

–          le plan régional de stationnement vise à supprimer des places en voirie,

–          la coordination des politiques au niveau des trois Régions et du Fédéral est absente,…

 

Par ailleurs, la réaffectation de ces emplacements en places de parking pour les riverains, proposée par le COBRACE, pose des problèmes très concrets liés à l’accès aux immeubles de bureaux, à la sécurisation des sites, à la surveillance,…

Compte tenu des retombées néfastes potentielles de cette mesure, il est inacceptable de ne pas l’avoir accompagnée d’une évaluation des impacts socio-économiques. A défaut d’un accord en ce sens, j’ai déposé toute une batterie d’amendements au projet, visant à assouplir cette mesure suicidaire pour l’avenir économique de la Région, comme  par exemple

–          habiliter les Communes à demander des dérogations à l’obligation pour les entreprises de supprimer leurs emplacements de parking si elles constatent une pression intenable sur le stationnement en voirie dans certains quartiers ;

–          la suppression de l’augmentation de la taxe de 10 % chaque année ;

–          la mise en place d’un mécanisme de soutien des entreprises dans leurs efforts de reconversion des emplacements de parking supprimés

–          ou encore l’obligation pour le Gouvernement de réaliser une étude d’incidences socio-économiques complète et objective à transmettre au Parlement avant l’entrée en vigueur de la disposition.

Patrimoine arboré : la saga de l’olivier qui n’aime pas les arbres à Bruxelles

Avec ma collègue Jacqueline Rousseaux, nous avons défendu notre proposition de résolution relative à la protection et l’entretien du patrimoine arboré de la Région de Bruxelles-Capitale.  Nous ne demandons pas le classement des nombreux arbres remarquables qui bordent les voiries, mais qu’ils soient traités avec respect et que ce respect soit garanti par un texte légal  répètent-elles pour la énième fois, en cette fin de législature et alors que le Plan nature de la Ministre Huytebroeck n’est toujours pas connu.

Pour rappel, c’est un long combat que nous menons depuis 2006 au Parlement bruxellois. Ce texte fait écho aux diverses sagas de « l’Olivier qui n’aimait pas les arbres » : l’abatage massif d’arbres remarquables, souvent centenaires, comme les marronniers des avenues Churchill et  Louise, les hêtres de la Drève de Lorraine, les platanes de l’avenue du Port ou les peupliers de Watermael-Boitsfort. Il est documenté par les nombreuses auditions d’experts et de gestionnaires de terrain que les deux députées MR ont organisées au Parlement.

 A l’heure où la STIB envisage d’implanter ses trams 4000, qui nécessitent des quais de plus de 45 m de long de l’avenue Louise, le patrimoine arboré de notre Région est laissé sans aucune protection par le Gouvernement Olivier et en particulier par la Ministre de l’Environnement Huytebroeck.

Le rejet du texte par la majorité est révélateur de l’attitude du Gouvernement Olivier. Je regrette que la Ministre ne fût même pas présente à la séance,  elle aurait au moins pu venir alimenter le débat en présentant certains aspects du Plan Nature qui répondraient à nos demandes quant à ce vrai problème de gestion et de protection.

La Députée Jacqueline Rousseaux a interpelé franchement les membres de la majorité en leur rappelant que vu l’absence de Plan Nature, certains éléments de cette proposition de résolution auraient encore pu être intégrés dans un débat clair et sain sur la protection de nos grands arbres, pour lesquels les Bruxellois se sont mobilisés à plusieurs reprises.

 Les représentants de la majorité se sont bornés à nous lire l’avenir dans les lignes de leurs propres mains en parlant du Plan Nature fantôme ou de l’effet d’annonce de la Ministre Huytebroeck de la plantation des 100.000 arbres (sans en révéler ni le planning ni surtout la budgétisation). On est donc supposés les croire sur parole…

 Le groupe MR prend acte que le Gouvernement de l’Olivier a refusé de prendre part à cette proposition de résolution et ne s’est délibérément pas associé à cette demande de protection et d’entretien de notre patrimoine arboré : c’est la cerise sur le gâteau d’une non-politique en termes de protection du patrimoine arboré, soutenue sur deux législatures par la Ministre Huytebroeck.

En effet, des platanes aux marronniers, avec constance et régularité, j’ interpelle depuis 2007 les ministres du gouvernement Olivier à Bruxelles sur les massacres systématiques des grands arbres d’alignement perpétrés à chaque nouveau chantier initié par la STIB.

Je rappelle que la Ministre en charge de la STIB s’était aussi engagée à veiller à ce que des aires de chargement ne soient plus implantées aussi près de grands arbres, en attendant le « Plan nature » de la Ministre Ecolo de l’Environnement sensé prévenir ce genre de situation.  Concernant la gestion des grands chantiers, dont ceux de la STIB, le plan Nature devrait imposer à la STIB de respecter un certain nombre de dispositions de protection des racines et des sols en bordure de ceux-ci.

Je fais le triste constat qu’en effet, c’est toujours une dizaine d’années après les chantiers lourds conduits sans soins aux abords des grands arbres que ceux-ci sont considérés par après comme menaçants en termes de stabilité.  Allez voir les dégâts qui ont été occasionnés aux racines !

Dans la saga de l’Olivier qui n’aime pas les arbres, je rappelle cet autre épisode  de l’accident au Parc Léopold, avec des blessés. La chute de cet arbre, par grand vent, était malheureusement inéluctable car il avait fait l’objet d’un traitement inacceptable en 2002. Des boues extraites de l’étang avaient été illégalement dispersées aux pieds de certains arbres dont celui-ci entraînant un rehaussement du niveau du sol et une asphyxie de ses racines. Ce traitement apparemment anodin détruit un arbre en une dizaine d’années : le compte y est !

Des espaces verts de qualité dans une grande ville comme Bruxelles demandent une vision, d’abord pour les planter et imaginer leur croissance- à la façon de Léopold II – mais ensuite ils demandent du soin, de l’attention, du respect, de la connaissance … et encore une vision pour penser leur évolution. C’est dire combien  les négligences de l’olivier bruxellois leurs font autant de tort que ses tronçonneuses

 

Mobilité : Non à la volonté des autorités régionales de bloquer les accès et par conséquent d’étrangler l’activité économique et les noyaux commerciaux bruxellois.

Après le coup du Boulevard Poincaré, je dénonce la mesure prise par la Ministre Grouwels de réduire l’Avenue Roosevelt d’une bande de circulation dans chaque sens pour y implanter une piste cyclable. La bande de circulation ainsi redessinée est très large et les voitures peuvent y rouler à deux de front : Si deux voitures devaient entrer en collision dans cette configuration de la circulation ou heurter un cycliste, qui sera responsable ? Ais-je interrogé lors de ma question d’actualité en séance du vendredi 12 juillet 2013.

De plus, je déplore une nouvelle fois que la Ministre Grouwels n’ai pas jugé utile de se concerter avec la Ville de Bruxelles avant la mise en place de la mesure.  Pourtant, l’engorgement  ainsi créé ne manquera pas de se répercuter sur l’avenue De Mot, l’Avenue Louise, avec un risque de report de circulation dans les rues adjacentes et le Bois de la Cambre.

Dessiner à la va-vite des pistes cyclables vise à créer le leurre d’une politique en faveur du déplacement en vélo, en créant, comme en ce cas-ci des situations de sécurité illusoire. Il est probable que la police n’aurait aurait pas remis un avis favorable pour un tel aménagement comportant un tel danger, raison pour laquelle, sans doute, la Ministre s’est bien gardée de le demander.

Au contraire de cette technique du leurre, la politique régionale de mobilité aurait dû s’inscrire dans une véritable politique d’aménagement du territoire et de Travaux Publics impliquant la rénovation et l’entretien des voiries régionales, telles :

–  Le Boulevard Poincaré dont la rénovation globale de façades à façades, en ce compris la berme centrale où pourrait s’inscrire harmonieusement une piste cyclable entre les grands arbres;

– L’avenue Roosevelt dont les trottoirs en pierres  bleues cassées, déchaussés, rapiécées font honte à la Belgique entière par le décor offert ainsi à de nombreuses ambassades. Je pointe aussi l’absence de parkings de dissuasion pour les automobilistes entrant par le Sud de Bruxelles.

Par ailleurs, j’ai dénoncé le chantier situé sur la petite ceinture à la hauteur d’une part, du Boulevard Poincaré, entre le square de l’Aviation et la Porte d’Anderlecht et d’autre part du Boulevard du Midi, du coin du Boulevard Maurice Lemonnier vers la Porte d’Anderlecht.

Les poteaux de signalisation ont été posés sur cette voirie régionale en la réduisant d’une bande de circulation dans les deux sens; cela a été réalisé contre l’avis de la Ville de Bruxelles et sans permis d’urbanisme. Résultat ? une politique de congestion de la petite ceinture incompatible avec l’allègement de la pression automobile de transit dans le Pentagone, par ailleurs, voulue par le Collège de la Ville de Bruxelles.

On ne peut pas vouloir à la fois diminuer la pression automobile de transit dans le cœur de la Ville et bloquer le pourtour de la Ville estime la députée.

Sur le plan commercial, je tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme contre la volonté des autorités régionales de bloquer les accès et par conséquent d’étrangler l’activité économique et les noyaux commerciaux bruxellois.

Bruxelles remporte le triste titre d’une des villes les plus embouteillées d’Europe en nombre d’heures passées dans les embouteillages. Ce constat résulte des politiques menées par la majorité «olivier» régionale d’étouffement des grands axes de la Capitale.

Concomitamment, le projet de la Ministre de la Mobilité, Brigitte Grouwels resserre encore l’étau autour de Bruxelles la réduction de la circulation à deux bandes au lieu de trois précédemment sur le Boulevard Général Jacques. Ce constat révèle une fois de plus la volonté de nos ministres bruxellois en charge de la mobilité de freiner une politique qui vise à la fluidification du trafic et s’inscrit en opposition totale avec les exigences de développement économique d’une capitale européenne.

 

Logement : Quid de la gestion désastreuse des déchets de la SISP Lorebru ?

En 2012, j’ai interpelé le Secrétaire d’Etat au logement, Christos Doulkeridis, au sujet de la gestion désastreuse des déchets de la SISP Lorebru sur le site Versailles/Beyseghem. Les locataires de la cité s’étaient vu imposer sous leurs fenêtres des abris à poubelles  régulièrement incendiés, squattés, attirant rats et dealers.

Onze mois après avoir dénoncé cette situation, J’interpellais à nouveau le Ministre pour savoir quelles actions ont été menées pour sortir ces locataires sociaux d’une situation abominable comportant plusieurs volets : les abris à poubelles, l’implantation grotesque de bancs très coûteux, la modification arbitraire du règlement d’ordre intérieur et, plus récemment, la pose d’énormes pierres sur les abords du site, laquelle n’aurait même pas fait l’objet d’un vote au sein du CA de Lorebru…