Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

L’industrie bruxelloise de l’audiovisuel enfin soutenue et autonome !

8.03.2016
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Film

Déjà plus d’une décennie que Marion Lemesre explique combien Bruxelles a besoin de mener une politique forte de financement et d’accompagnement du secteur de l’audiovisuel. Encore en septembre, elle avait déposé avec le groupe MR une proposition d’ordonnance à ce sujet. Enfin le Gouvernement bruxellois entend raison.

Les fonds d’investissements audiovisuels régionaux que sont Wallimage et Screen Flanders ont poussé pendant des années les entreprises bruxelloises à se délocaliser, faute d’avoir un soutien suffisant dans leur propre région, c’est-à-dire à Bruxelles.

L’échevine libérale explique « qu’une véritable politique bruxelloise d’accompagnement et de financement des acteurs cinématographiques aurait pu et aurait dû se mettre en place plus tôt. […] Pendant toutes ces années, le jeu de la concurrence entre entreprises a été biaisé par ces aides régionales. […] Résultats : les entreprises du secteur ont passé leur temps et leurs ressources à multiplier leurs sièges pour être éligibles aux aides régionales, voire ont dû se délocaliser ».

Aujourd’hui, le Gouvernement bruxellois va enfin créer les fonds et structures indispensables au soutien et au financement de l’industrie audiovisuelle de Bruxelles sous le projet Screen.Brussels, décliné en 4 composantes :

Screen.Brussels Film Commission : actuel Brussels Film Office
Screen.Brussels Cluster : actuel cluster sectoriel de chez Impulse.Brussels – plus de 120 membres
Screen.Brussels Fund : fond bruxellois de coproductions, remplaçant de Bruxellimage et Wallimage
Screen.Brussels Business : nouvelle ligne de financement dédiée à la SRIB

Si Marion Lemesre applaudit cette mesure – qu’elle avait proposée à maintes reprises – elle n’en reste pas moins convaincue que Screen.Brussels a besoin d’une ordonnance cadre qui fixe clairement la forme juridique des différentes structures, ses missions et la façon dont ces dernières vont s’articuler entre elles.

Elle émet également des réserves quant à l’accord de majorité qui prévoit des pôles territoriaux de compétitivité à Reyers et à Général Jacques. L’enjeu primordial de centralisation de tous les professionnels du secteur autour d’un pôle durable risquant de se diluer dans un projet fourre-tout.

Et de conclure en demandant que soit organisée une séance d’audition du secteur pour analyser et améliorer cette mesure avec les professionnels.

Une excellente nouvelle donc pour Bruxelles mais qui mérite encore réflexion. Avec ses 7000 emplois et ses retombées multiples, le jeu en vaut vraiment la chandelle…

Intervention au Parlement bruxellois – 4 mars 2016
Screen.Brussels

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