Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Les concierges sont-elles (ils) une espèce en voie de disparition dans les écoles et les propriétés communales de la Ville de Bruxelles?

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C’est la question que posera Marion LEMESRE, Députée – Chef de groupe MR, au vu du cadastre des loges de concierge fermées dans les écoles ainsi qu’à la lecture de la pétition des habitants des immeubles de la Ville de Bruxelles sis rue Van Artevelde et rue des Navets (pétition et cadastre en annexe).

«Le Collège prétexte des raisons économiques et/ou la mise en conformité, la rénovation nécessaire des loges pour ne pas procéder au remplacement des concierges au sein de ses immeubles.  Or, le rôle du concierge est essentiel en termes de maintenance et de sécurité des bâtiments,  que ceux-ci soient scolaires ou d’habitation» constate Marion Lemesre, et «l’économie qui semble être réalisée par leur non-remplacement est un très mauvais calcul en regard des dépenses en consommation d’énergie (lumières restant allumées, portes et fenêtres ouvertes …), coût de maintenance, entretien et nettoyage suite aux intrusions, au vandalisme et à l’incivilité mais surtout – et cela n’a pas de prix – en termes de sécurité des personnes et des biens.   A cet égard, la fonction sociale du concierge ne peut pas non plus être sous-estimée.»

Concernant les propriétés communales, Marion LEMESRE abordera, plus particulièrement,  les graves problèmes de sécurité et de saleté causés par le non-remplacement de la concierge responsable des immeubles de la rue des Navets et de la rue Van Artevelde et pour lesquels une pétition – dont elle donnera lecture au conseil communal – a été adressée au Bourgmestre.

«J’ai pu constater personnellement, dimanche dernier encore, les bandes de dealers présentes dans la rue des Navets à partir de 18h, faisant régner la terreur, en toute impunité, dans ce quartier !  Sans dire que la présence de la concierge réglait ce problème endémique du centre-ville, elle contribuait au moins à diminuer la pression sur les personnes les plus fragiles, les femmes particulièrement visées et les personnes âgées.»

«A l’heure où le Collège veut encore procéder, ce jour même, à de nouveaux investissements pour encore accroître son parc immobilier dans le centre-ville et à Neder-Over-Heembeek, je suis de plus en plus perplexe sur sa capacité de gestion de ces grands ensembles de logements ainsi créés, où la Ville prend le risque de constituer des zones de non-droit, dont elle a personnellement la charge non seulement comme autorité publique mais aussi comme propriétaire.  Aussi, pourriez-vous nous  rendre compte, lors du prochain conseil, de la situation quant à ces manquements dans l’ensemble des propriétés communales nécessitant la présence de concierges ?»  interrogera la chef de groupe MR.

Au niveau de l’Instruction Publique, de nombreuses écoles m’ont déjà été signalées sans concierge, condition provoquant les mêmes nuisances et coûts supplémentaires, sans compter les charges de travail supplémentaire pesant sur les équipes de direction, pédagogiques ainsi que le personnel d’entretien.

Au vu du dernier cadastre de l’emploi des concierges et de leur logement, datant de 2010, Marion LEMESRE demandera également de faire le point de cette situation dans les écoles de la Ville de Bruxelles, appelant recrutement et rénovation de loge dans chaque établissement concerné, en sachant que leur non-remplacement a une incidence claire sur

  • les incivilités dans l’établissement,
  • le vandalisme,
  • les intrusions,
  • la canalisation des parents,
  • la gestion et la sécurisation du bâtiment proprement-dit,
  • la gestion des équipes de nettoyage,
  • la vérification des travaux,
  • etc.

«Il faut ouvrir le bâtiment le soir pour certaines obligations scolaires : visites des parents, affichages après délibération, conseil de participation, réunion de l’association des parents, festivités, …  Quand on sait  que la fermeture du bâtiment se fait à 17h et que les cours finissent à 16h35, il faut donc organiser le service avec un personnel restreint pour assurer le contrôle de la porte tandis que les élèves sortent et puis faire la ronde pour assurer la fermeture des fenêtres, des lumières m’ont confirmé plusieurs chefs d’établissement concernés» a témoigné Marion Lemesre en énumérant toutes les écoles en rade de concierges et conciergeries

  • Ecole des Marolles,
  • Ecole fondamentale du Canal,
  • Ecole de l’Héliport,
  • Buls Lemonnier : un MDP technique qui fait fonction,
  • Ecole primaire Buls : un concierge dans des conditions innommables et qui menace de démissionner;
  • Ecole de photos rue Claessens, loge réaffectée à des locaux,
  • Ecole Dachsbek, rue de la Paille, loge délabrée, pas de concierge.

Il n’y a pas de concierge rue de Ruysbroeck que le primaire abandonne pour se rassembler rue de Rollebeek vu la fermeture de certaines classes pour insalubrité (la petite maison insalubre est abandonnée et le secondaire peut se contenter des seuls locaux de la rue de Ruysbroeck). Le personnel doit prendre ses quartiers rue de Ruysbroeck, sans concierge, sans connaître le bâtiment et  avec des pieds de plomb.

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