Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Plan Emploi et Formation

Le nombreux public chercheur d’emploi de Bruxelles-Ville se caractérise par son taux élevé de personnes en situation de précarité cumulant les obstacles dans son parcours d’accès à l’emploi.

Parmi ces obstacles, pointons entre autre un faible niveau de connaissance des langues en général et pour un groupe de moins en moins marginal du français en particulier, faible niveau de qualification scolaire (importante proportion de personnes possédant un CESI au plus), manque de compétence y compris dans les savoirs fondamentaux (lecture/écriture, calcul) et savoir être dans et en dehors de l’emploi ; font que notre public se trouve particulièrement loin des attentes que peuvent avoir les employeurs de Bruxelles ville.

Aussi pour aider cette main-d’œuvre à relever les nombreux défis auxquelles elle est confrontée, je propose de développer différents projets en vue d’améliorer leurs chances de pouvoir à terme, décrocher un emploi:

  1. Formation en langues
  2. Sensibilisation des plus jeunes aux études et professions
  3. Supporter pour l’emploi
  4. Développer la collaboration avec les commerces

 

 

 

 

  1. Formation en langue :

La proportion de ménage dont le français n’est pas la langue maternelle et n’est que peu ou prou utilisé à la maison est sans cesse en augmentation à Bruxelles ville. Au travers du handicap évident que représente la barrière de la langue pour trouver un emploi ou entrer en formation, c’est la question de la qualité de l’intégration de ces publics et du futurs de leurs enfants qui se pose. Le constat est clair : la maîtrise correcte d’au moins une langue officielle à Bruxelles est requise pour trouver un emploi ou une formation. Or, côté francophone malgré les nombreux acteurs existants les réseaux sont saturés et les files d’attentes s’allongent pour pouvoir s’inscrire en formation.

 

Je propose donc, au accueil1-2travers d’une approche originale, d’augmenter l’offre de cours de français. Comment ? Via un partenariat entre la mission locale et les établissements scolaires communaux : Les parents d’élèves qui sont sans emplois se verront offrir la possibilité de suivre des cours de français au sein même des écoles où ils viennent déposer leurs enfants. Ces cours seront donnés par des professeurs de français qui seront recrutés via la mission locale et seront orientés de façon à préparer au mieux un chercheur d’emploi à rentrer en formation qualifiante. D’un côté nous permettrons donc à des personnes sans emplois de suivre une formation en langue, premier du parcours d’insertion socio professionnel, de l’autre nous mettrons des professeurs au travail. Le bénéfice directe est double : à l’apprentissage de la langue s’ajoute la création de lien social entre les parents d’élèves.

 

 

 2.  Sensibilisation des plus jeunes aux études et professions :

En accord avec la déclaration de politique générale concernant le renforcement des synergies avec l’enseignement de la ville et dans le cadre d’une démarche qui se veut autant préventive, qu’informative nous développerons d’avantage les modules dispenser par les  travailleurs de la mission locale au sein des écoles et en complémentarité du programme JEEP d’Actiris (Jeune, école, emploi : tout un programme). Je créerai donc, via la MEF, des modules supplémentaires qui se concentrerons sur l’état du marché de l’emploi à Bruxelles, l’importance du choix des études et des professions auxquelles elles mènes, les méthodes de détermination de projet et de recherche d’emploi…

 

3. Supporter pour l’emploi :

Dans la continuité de cette démarche de rapprochement avec les demandeurs d’emplois, Je continuerai à apporter du dynamisme aux différents salons et bourses à l’emploi, en créant une démarche originale qui consiste à mettre en relation les publics employeur et demandeur d’emploi autour du thème des sports. L objectif  sera de créer de nouveaux réseaux et leviers pour les demandeurs, de mettre en relation les entreprises partenaires des clubs avec des personnes partageant la même passion sportive dans un cadre motivant et « désacralisé », celui des infrastructures sportives des clubs et enfin de conseiller des porteurs de projets souhaitant créer leur activité professionnelle. Les clubs seront libres de s’investir comme ils l’entendent dans le projet. Les initiatives possibles iront du dépôt de cv dans une boite aux lettres prévue à cet effet dans les infrastructures sportives, jusqu’à l’organisation de salons de l’emploi avec les entreprises sponsors des clubs, ou encore la proposition de lieu de stage ou de job étudiant.  Ce projet permet d’une part,d’impliquer les clubs et leurs sponsors dans le tissu urbain en développant leur volet « responsabilité sociale » et d’autre part, d’aller chercher le public dans les lieux qu’il fréquente, tout en permettant de réaliser des démarches de recherches d’emploi en dehors des structures traditionnelles.

 

4. Développer la collaboration avec les commerces :

horecaLes commerces en général et le secteur « Horeca » en particulier sont un formidable pourvoyeurs d’emplois à Bruxelles. Malheureusement ,trop souvent, les métiers de l’Horeca sont déconsidérés et l’on pense, à tort, qu’il est facile de devenir « commis de salle » ou « réceptionniste d’Hotel ». C’est justement en vue de valoriser et de professionnaliser ce secteur qu’Horeca Bepro a vu le jour. Son rôle : Organiser et proposer des formations qualifiantes de courte durée pour un public ayant une première expérience de travail dans le secteur. Cependant, bon nombre de candidats ne disposent pas des prérequis nécessaires à l’entrée en formation et s’en voient refuser l’accès. Nous proposons donc en collaboration avec la mission locale, de créer des modules de préformation adaptés aux besoins des chercheurs d’emploi désireux d’intégrer les formations d’Horeca Bepro : Module français/calcul, attitude emploi & coaching.