Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Plan commerce et relance économique

Dans le programme de législature, la majorité a eu à cœur d’accorder une place importante au développement et au renforcement de l’offre commerciale, quantitative mais aussi qualitative, sur le territoire de la Ville en s’engageant notamment sur la qualité et le dynamisme des services de l’autorité publique.

Toujours dans le cadre de cet accord, une nouvelle politique pour les marchés, les marchands ambulants et les kiosques bruxellois devait être initiée. Celle-ci vise à relever le niveau de qualité existant, à développer de nouveaux marchés traditionnels ….

2013

2014

2015-2018

 

 

Dans cette perspective, différents projets ont déjà été réalisés ou mis en place en 2013 :

  • Révision complète du règlement sur l’occupation des marchés publics et du domaine public ;
  • Création d’un Marché Gourmet ;

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  • Développement des Food Trucks ;
  • Création d’un jury de sélection pour les marchés spécialisés ;
  • Finalisation et installation de terrasses place du Marché aux Poissons ;
  • Participation à la redynamisation des  Galeries Bortier et du Centre ;

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  • Création d’un nouveau parcours en calèche dans le Centre

Marion Lemesre Calèche (10 of 11)

 

    Extension des illuminations de fin d’année en dehors de la zone des « Plaisirs d’hiver » (rue Marché aux Herbes, Place Agora, rue de la Fourche, rue de l’Ecuyer, rue de La Madeleine, rue Antoine Dansaert) et ce, dans le cadre d’une collaboration avec la Ville de Salerne.
  • Contact a également été repris avec les différentes associations de commerçants, afin de les redynamiser et de les soutenir dans leurs initiatives.

Ces différentes actions ont permis de renouer un vrai dialogue constructif avec les commerçants, qui voient aujourd’hui l’échevinat du commerce comme un partenaire privilégié à l’écoute des besoins et conscient de la réalité du terrain, spécialement en cette période de crise.

 

  • Schéma de développement commercial

Cette étude a été demandée, dans un premier temps, sur l’hyper-centre, c’est-à-dire les boulevards du centre, les quartiers Saint-Jacques, Grand-Place et rue Neuve.

Un accent particulier sera mis sur les axes Rue Neuve-De Brouckère ; et les places Fontainas, Anneessens, De Brouckère et de la Bourse.

L’objectif est donc d’obtenir des recommandations opérationnelles pour exploiter au mieux le potentiel de développement et assurer une revitalisation suite aux aménagements prévus.

De manière plus générale pour la  Ville de Bruxelles et prenant en compte les données déjà existantes (Atrium, SDRB, …), ce schéma de développement commercial permettra à l’autorité publique d’obtenir les renseignements suivants :

–          un répertoire exhaustif de l’appareil commercial ;

–          une cartographie des commerces ;

–          une typologie de l’immobilier commercial ;

–          l’identité commerciale de l’hyper-centre en lien avec la dynamique des pôles voisins (Louise, Toison d’Or ….) ;

–          la demande existante pôle par pôle à travers des enquêtes ;

–          l’impact des projets commerciaux en cours de développement.

Une information centralisée, claire, rapide et utile tant pour l’autorité communale que pour les investisseurs est indispensable pour soutenir des politiques proactives en matière d’accueil et de prospection des investisseurs.

Il a donc également été proposé d’acquérir un outil informatique performant répondant à une triple vocation :

–          Instrument de gestion, planification et d’évaluation ;

–          Plateforme web pour stimuler l’investissement commercial ;

–          Outil de communication.

Cet outil permettra de répondre très rapidement à une série de questions essentielles :

–      Combien y a-t-il de commerces sur l’ensemble du territoire de la Ville de Bruxelles ou seulement dans un quartier, une rue, etc. ?  Où sont-ils situés ? Quelle est leur taille ?

–      Dans quel quartier leur nombre augmente ou diminue-t-il ?

–      La liste complète des cellules vides sur l’ensemble du territoire de la Ville de Bruxelles ou seulement  dans un quartier, une rue, etc. ?  Où sont-ils situés ?

–      L’outil offre la possibilité de réaliser une recherche par taille (ex : toutes les cellules vides comprises entre 100 et 300m²) au sein d’un périmètre déterminé par l’utilisateur.  Il propose également une fiche de présentation individuelle (avec photo, adresse, coordonnées du vendeur/bailleur, etc.) de toutes les cellules vides, voire, si souhaité par la Ville, de tous les commerces.

–      Quelles sont les rues qui ont connu une croissance d’attractivité sur le territoire au cours des 6 derniers mois ?

–      Combien d’habitants résident dans la zone de chalandise de Bruxelles ?  Quel est leur pouvoir d’achat ?

–      Quel est le mixe commercial d’une zone déterminée (pourcentage de commerces actifs en équipement de la personne, Horeca, équipement de la maison, etc.) ?  Par conséquent quel est l’état d’équilibre  (ou de déséquilibre) entre le centre-ville et la périphérie ?

–      Quels seront les commerces de meubles ou de vêtements impactés par un projet qu’un investisseur  soumet à la Ville ?

–      Où se situent les parkings ?  Combien de places comptent-ils ?  Où sont les zones bleues ?

–      Où se situent les sites d’intérêt touristique ?  Combien comptent-ils de visiteurs ?

Etc.

 

2014 doit non seulement continuer les actions entreprises en 2013, mais aussi les renforcer et en implémenter de nouvelles.

Au-delà du fait que Bruxelles doit renforcer son aspect de pôle commercial majeur, le secteur du commerce revêt deux autres importantes fonctions :

–          il est un important pourvoyeur d’emplois, et plus spécialement d’emplois peu qualifiés.  Et Bruxelles souffre d’un important taux de chômage chez les jeunes peu diplômés ;

–          des commerces qui fonctionnent, ce sont des recettes fiscales pour la Ville.

 

Pour 2014, voici donc la présentation des projets  pour répondre aux objectifs que la Ville s’est fixés et qui, pour certains d’entre eux, seront pérennisés tout au long de la législature.

  1.       Un label de qualité

 

Afin de renforcer la visibilité de la qualité de l’offre commerciale, il est nécessaire de (re)mettre en valeur la richesse commerciale qu’offre la Ville de Bruxelles.

Cette mise en valeur peut être développée dans tous les quartiers de la Ville.

Les commerçants font d’énormes efforts pour mettre en valeur leur commerce et contribuent ainsi à la convivialité de leur quartier.  Ils souhaitent une implication plus directe de la Ville dans la promotion de l’offre commerciale.

Nous proposons de « booster » la visibilité de ces commerces, dans le but de motiver les commerçants à soigner l’attractivité de leur magasin.

L’objectif étant de leur donner une plus grande notoriété et une plus grande visibilité vis-à-vis de leur clientèle potentielle, la Ville de Bruxelles remettra chaque année des labels « de mérite commercial » aux commerçants sélectionnés.

Un jury sélectionnera parmi les candidatures une cinquantaine de commerces qui recevront le label lors d’une réception à l’Hôtel de Ville de Bruxelles.  Deux grandes catégories seront distinguées, à savoir le mérite commercial (ventilé en 5 sous-catégories : originalité, tradition, …) et la qualité de l’accueil.

     2.    Aide au commerce de proximité

 

Certains quartiers sont devenus exclusivement résidentiels ou mixe bureaux/habitat, au détriment du commerce.

La redynamisation du commerce de proximité est prioritaire car elle répond à une demande de la population.  En effet, si les grandes enseignes peuvent répondre aux demandes en matière de fourniture de biens, elles ne proposent que très rarement les services annexes.  Or, le client d’aujourd’hui est demandeur de ces services plus personnalisés, pour lesquels il est disposé à payer.

Le commerce de proximité, en tant que lieu de rencontre, permet également de renforcer les liens entre habitants d’un même quartier.

Dernier point, et non des moindres, cette proximité encourage à la mobilité douce, et permet donc une décongestion du trafic créé par les habitants locaux se rendant dans les grandes enseignes, souvent situées en périphérie.

L’aide consisterait en un subside qui serait versé pour l’ouverture, la transformation, l’agrandissement ou l’amélioration de l’offre d’un tel commerce.

L’octroi du subside serait conditionné au remplissage de diverses conditions portant principalement sur l’assortiment et les services proposés.

 

3.   Prime à l’embellissement des façades commerciales

Pendant plusieurs décennies, le laisser-faire a été de mise pour les devantures commerciales, en matière urbanistique.  Le résultat est que de très nombreux immeubles, qui ont, au fil du temps, subi diverses transformations, sont aujourd’hui complètement dépareillés.

Des façades disparates ou mal entretenues ne projettent pas une bonne image d’un quartier commerçant, qui peut donc perdre son attractivité.  Cette perte d’attractivité ne se matérialise pas seulement par une baisse du chiffre d’affaires des commerçants en place, mais peut également mener à des faillites ou à un manque à gagner en termes d’ouverture de nouveaux commerces ou reprises de commerces existants.

Une prime serait donc accordée à tout commerçant qui souhaiterait embellir sa façade à hauteur de 30 % du montant de la facture HTVA, plafonnés à 3.000 €.

Cette prime serait mise en œuvre sous forme de projet-pilote en s’adressant en 2014 aux commerçants de la Rue De Wand, à Laeken.

En cas de succès, le projet viserait les années suivantes un quartier différent.

 4.       Illuminations de fin d’année

Loin d’être simplement anecdotiques et ludiques, les illuminations de fin d’année participent activement à la mise en valeur et à la redynamisation des noyaux commerciaux.

photo_marché_aux_herbesGrâce aux Plaisirs d’Hiver la Ville de Bruxelles n’a, depuis 12 ans, cessé d’accroître son attractivité tant pour le public belge que pour le public étranger.  Cependant, alors que sur le parcours de 2 km, le cœur de la Ville brille de 1000 feux, force est de constater que les rues commerçantes avoisinantes ne profitent pas du public, voir en est même privé. Afin de créer le lien entre les festivités du cœur de Bruxelles (place Ste-Catherine, Bourse, Grand-Place) et le Sablon, il a été décidé de renforcer dès 2013 les illuminations  Place de la Monnaie, rue de l’Ecuyer, rue de la Fourche, rue Marché aux Herbes, Place Agora et rue de la Madeleine ainsi que rue Antoine Dansaert

Ces illuminations sont aussi l’occasion d’entamer un programme d’échange avec la Ville de Salerne ainsi que le Quartier des Arts de Montréal.  Dès cette année, le projet Iceberg sur la place de la Monnaie entame ce partenariat avec Montréal tandis que la Ville de Salerne mettra à disposition de la Ville de Bruxelles des illuminations rue Marché aux Herbes.

 

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En 2014, l’effort sera donc poursuivit par noyaux commerciaux et par quartiers : notamment quartier St Jacques, rue Neuve, boulevard du centre entre la Place Rogier et la Bourse.  Lien vers le Sablon et jusqu’à l’avenue Louise.

 

 

 5.       Renforcer la qualité de l’offre commerciale

Conformément à l’engagement pris dans l’accord de majorité de soutenir et renforcer la diversité, l’originalité et la qualité de l’offre commerciale sur le territoire de la Ville, le quartier Congrès sera également analysé en tant que projet-pilote dans le cadre d’une collaboration avec la Régie foncière, Atrium et la nouvelle structure commerce décrite ci-après.

Comme décrit dans l’accord de majorité, le but de ce partenariat est de privilégier l’accès des propriétés commerciales communales aux projets s’inscrivant dans le cadre du schéma de développement commercial.

 6.    Création de l’asbl « entreprendre.brucity »

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Suite à la restructuration d’Atrium en agence régionale du commerce, il apparaît crucial de conserver une structure de proximité qui soit exclusivement à l’écoute des commerçants de la Ville de Bruxelles.

Les commerçants sont en effet très demandeurs de pouvoir traiter avec un organisme public qui connaît leurs spécificités locales.  Et pas seulement au niveau de la Ville, mais au niveau du quartier, voire parfois de la rue.  Ils déplorent que, depuis qu’Atrium a commencé à se réorganiser, son nombre d’antennes pour la Ville de Bruxelles soit passé de 5 à 2.  Cette perte de contact personnalisé provoque une certaine méfiance vis-à-vis du service public.

Ce manque de dialogue a parfois abouti au résultat que certaines actions ont rencontré un moindre succès, voire ont carrément été abandonnées.

La mise en place de l’asbl permettra d’encore renforcer les liens qui ont commencé à être rétablis avec les commerçants.

Une attention particulière sera portée aux quartiers commerçants, afin de renforcer leur dynamisme, leurs spécificités et leur aspect de proximité en harmonie avec les habitants.

 

Continuité des projets mis en œuvre en 2014 qui devront être pérennisés les années suivantes :

  1. Mise à jour de l’observatoire du commerce
  2. Prime à l’embellissement des façades commerciales ;
  3. Illuminations de fin d’année afin de promouvoir « les commerces en lumière » ;
  4. Label de qualité ;
  5. Création de nouveaux marchés ;
  6. Poursuite du renforcement de la qualité de l’offre commerciale ;
  7. Au-delà des quartiers, comme cela est prévu dans l’accord de majorité, on travaillera sur les liaisons entre quartiers et leur complémentarité, afin que la Ville soit perçue comme disposant d’une offre commerciale globale ;
  8. En collaboration avec les différents intervenants, différentes actions seront menées pour mettre en avant une véritable expérience commerciale, aussi bien pour les Bruxellois que pour les extérieurs, Belges ou étrangers ;
  9. Le point de départ de ce travail sera fourni par le schéma de développement commercial ;
  10. Les candidats commerçants doivent également être pris en charge.

Pour ce faire, la mise en place d’un guichet unique permettra, non seulement une information et un accompagnement privilégié dans le lancement d’une nouvelle activité, mais également la mise en relation avec d’autres structures d’accompagnement de l’entrepreneur ;

  1. Continuation du travail sur la signalisation de chacun des noyaux commerciaux ;
  2. Soutien à l’esprit d’entreprise.

Le nombre de faillites est plus important que jamais et ce n’est pas seulement dû à la crise économique.

Le manque de préparation ou de connaissance en gestion des candidats-entrepreneurs, mais aussi le temps perdu dans les formalités administratives et/ou logistiques font que des projets porteurs se transforment trop souvent en échecs.

Une ville comme Bruxelles doit disposer d’un parcours d’excellence à la création d’entreprise.

Un entrepreneur qui réussit, c’est de l’activité économique qui se crée, de nouveaux emplois et des recettes pour les pouvoirs publics.

Des dispositifs d’accompagnements pour l’entrepreneur débutant existent déjà, mais doivent être renforcés :

Le Centre Dansaert offre au candidat-entrepreneur les conditions favorables à la mise en route de son activité.  En effet, en mettant à disposition espace, équipement et services, il permet à l’entrepreneur-débutant de se focaliser sur le cœur de son activité.

CentreDansaert

Le Guichet d’Economie locale a vu son dispositif renforcé pour répondre à la demande d’accompagnement des candidats-entrepreneurs, notamment l’accueil des porteurs de projets Mode&Design, permanence au Centre d’Entreprise des Tanneurs et bientôt focus sur le projet pilote du Quartier Congrès pour une occupation commerciale ciblée des espaces locatifs de la Régie foncière.

JobYourself propose un accompagnement aux personnes peu qualifiées qui souhaitent s’installer comme indépendants.

Ces trois structures remportent un franc succès et leur soutien devra être accentué.