Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

Attention aux Concertations Publiques pendant les vacances : Atteinte en intérieur d'îlot dans le quartier StJacques

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Projet d’immeuble surdimensionné en intérieur d’îlot dans le Quartier Saint-Jacques : une chronologie et une précipitation dans l’abrogation du PPAS « Chaufferette » qui pose question alors que la concertation publique se déroule pendant les vacances

En regrettant, une nouvelle fois, cette pratique détestable qui consiste à organiser des concertations publiques durant les périodes de vacances (c’est-à-dire de moindre présence et attention des riverains concernés) et portant sur des projets immobiliers de grande ampleur et incidence sur le milieu, Marion Lemesre, Députée-Chef de Groupe MR  relayera, ce lundi, en cette dernière séance de Conseil communal, les réclamations légitimes formulées par les riverains relatives à la demande de permis d’urbanisme visant la construction d’un immeuble de six étages de logements avec parkings, Impasse aux Huîtres et Impasse Madrille (îlot Chaufferette). 

Marion Lemesre ne manquera pas de poser toutes les questions utiles portant sur le rôle joué par le Collège dans la précipitation avec laquelle l’arrêté approuvant l’abrogation du PPAS  « Chaufferette » (voté en conseil communal le 4 juillet 2011) a été pris le 1er juin 2012 par le Gouvernement régional, ceci, en sachant que ledit PPAS y prescrivait des constructions de deux niveaux et un front de bâtisse en recul de l’alignement. Cet arrêté ayant d’ailleurs – fort opportunément pour le demandeur – été publié la veille de l’ouverture de l’enquête publique, soit le 14 juin.

En cette dernière séance publique du Conseil communal, avant les vacances d’été, Marion Lemesre attirera l’attention sur les points suivants :

1) La demande n’a pas été entourée de la publicité requise. En effet, les affiches censées en faire la publicité l’ont été à des endroits isolés de l’espace public. Apparemment, deux panneaux seulement distants de quelques mètres l’un de l’autre ont été disposés Rue Marché aux Charbons et Rue de la Chaufferette, c’est-à-dire au cœur des impasses et sans visibilité depuis la Rue du Midi.

2) Le caractère incomplet du dossier de demande de permis d’urbanisme et la portée exacte de l’enquête telle que formulée sur lesdits panneaux induisant les riverains en erreur.

3) L’absence d’évaluation des incidences :

Quelles sont les conséquences de l’augmentation du charroi en termes de mobilité au sein d’un îlot dépourvu de réelle voirie ? Quelles sont les conséquences acoustiques de l’insertion de deux grandes terrasses à mi-hauteur sur la tranquillité du voisinage ? Comment justifier l’abattage de tout ou partie des cinq arbres formant une barrière sonore appréciable avec l’Ancienne Belgique, exigence a priori des pompiers ? L’absence d’un rapport de pompiers, tandis que l’accès des services de secours à l’intérieur de l’îlot paraît impossible au regard de la configuration des lieux ? L’abattage des arbres à haute tige de l’îlot ainsi que la destruction du pavage de la rue Marché au Charbon et de l’Impasse aux Huîtres qui résulteront immanquablement du passage des poids-lourds que nécessite un chantier de cette ampleur (installation des trépieds d’un camion-grue susceptible d’atteindre le dernier étage de l’immeuble projeté).

4) L’atteinte  en intérieur d’îlot par la construction d’un immeuble an gabarit démesuré:

Excédant vingt-neuf mètres de hauteur, le projet de six étages, inscrit en intérieur d’îlot, affiche un gabarit démesuré, nuisant à l’agrément des voisins, à leur ensoleillement, à la vue, aux qualités esthétiques et paysagères et au bon aménagement des lieux. L’érection du bâtiment à front de l’Impasse Madrille, large de deux ou trois mètres au plus, plongera certaines des arrière-maisons de la Rue du Midi dans l’obscurité la plus totale. L’érection de deux grandes terrasses à mi-hauteur, au milieu du bâti ne manquera pas d’entraîner des troubles de voisinage et désagréments sonores importants.

En conclusion et indépendamment dudit projet, Marion Lemesre ne manquera pas d’insister  sur le fait que la Rue de la Chaufferette pourrait être un charmant intérieur d’îlot si l’Autorité publique, propriétaire-majoritaire des lieux, y assumait déjà ses responsabilités, en y faisant  respecter les règles élémentaires d’hygiène et de bienséance.

En effet, ornée d’une pissotière immonde placée par la salle de spectacle de la Communauté flamande (A.B.), d’une canisette aussi inutile que dégoûtante, entre tags et odeurs d’urine, repaire de dealers, « vomitorium et baisodrum » pour fêtards… sous les fenêtres des riverains, il s’en passe de toutes les couleurs à la Rue de la Chaufferette ! Pourquoi ? Parce qu’ici, l’Autorité publique, propriétaire des lieux, n’organise pas la meilleur des vies possibles.

Pourtant, il suffirait de trois fois rien; un peu de sous mais avant tout du goût et des soins :

1 – Aménager un espace vert de qualité en intérieur d’îlot;

2 – Placer des grilles fermant l’îlot à la nuit tombée;

3 – Responsabiliser l’Ancienne Belgique pour conserver beauté et qualité à ce coin de vie, ainsi créé pour le bonheur de chacun.

 

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