Député MR à Bruxelles
Echevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles (Classes moyennes - Commerce - Emploi - Formation - Stationnement)

2014

Pour 2014, voici donc la présentation des projets qui ont été budgétés pour répondre aux objectifs que la Ville s’est fixés et qui, pour certains d’entre eux, seront pérennisés tout au long de la législature.

  1.       Un label de qualité

 

Afin de renforcer la visibilité de la qualité de l’offre commerciale, il est nécessaire de (re)mettre en valeur la richesse commerciale qu’offre la Ville de Bruxelles.

Cette mise en valeur peut être développée dans tous les quartiers de la Ville.

Les commerçants font d’énormes efforts pour mettre en valeur leur commerce et contribuent ainsi à la convivialité de leur quartier.  Ils souhaitent une implication plus directe de la Ville dans la promotion de l’offre commerciale.

 

 

 

Nous proposons de « booster » la visibilité de ces commerces, dans le but de motiver les commerçants à soigner l’attractivité de leur magasin.

L’objectif étant de leur donner une plus grande notoriété et une plus grande visibilité vis-à-vis de leur clientèle potentielle, la Ville de Bruxelles remettra chaque année des labels « de mérite commercial » aux commerçants sélectionnés.

Un jury sélectionnera parmi les candidatures une cinquantaine de commerces qui recevront le label lors d’une réception à l’Hôtel de Ville de Bruxelles.  Deux grandes catégories seront distinguées, à savoir le mérite commercial (ventilé en 5 sous-catégories : originalité, tradition, …) et la qualité de l’accueil.

     2.    Aide au commerce de proximité

 

Certains quartiers sont devenus exclusivement résidentiels ou mixe bureaux/habitat, au détriment du commerce.

La redynamisation du commerce de proximité est prioritaire car elle répond à une demande de la population.  En effet, si les grandes enseignes peuvent répondre aux demandes en matière de fourniture de biens, elles ne proposent que très rarement les services annexes.  Or, le client d’aujourd’hui est demandeur de ces services plus personnalisés, pour lesquels il est disposé à payer.

Le commerce de proximité, en tant que lieu de rencontre, permet également de renforcer les liens entre habitants d’un même quartier.

Dernier point, et non des moindres, cette proximité encourage à la mobilité douce, et permet donc une décongestion du trafic créé par les habitants locaux se rendant dans les grandes enseignes, souvent situées en périphérie.

L’aide consisterait en un subside qui serait versé pour l’ouverture, la transformation, l’agrandissement ou l’amélioration de l’offre d’un tel commerce.

L’octroi du subside serait conditionné au remplissage de diverses conditions portant principalement sur l’assortiment et les services proposés.

 

 

3.   Prime à l’embellissement des façades commerciales

 

Pendant plusieurs décennies, le laisser-faire a été de mise pour les devantures commerciales, en matière urbanistique.  Le résultat est que de très nombreux immeubles, qui ont, au fil du temps, subi diverses transformations, sont aujourd’hui complètement dépareillés.

Des façades disparates ou mal entretenues ne projettent pas une bonne image d’un quartier commerçant, qui peut donc perdre son attractivité.  Cette perte d’attractivité ne se matérialise pas seulement par une baisse du chiffre d’affaires des commerçants en place, mais peut également mener à des faillites ou à un manque à gagner en termes d’ouverture de nouveaux commerces ou reprises de commerces existants.

Une prime serait donc accordée à tout commerçant qui souhaiterait embellir sa façade à hauteur de 30 % du montant de la facture HTVA, plafonnés à 3.000 €.

Cette prime serait mise en œuvre sous forme de projet-pilote en s’adressant en 2014 aux commerçants de la Rue De Wand, à Laeken.

En cas de succès, le projet viserait les années suivantes un quartier différent.

 4.       Illuminations de fin d’année

 

Loin d’être simplement anecdotiques et ludiques, les illuminations de fin d’année participent activement à la mise en valeur et à la redynamisation des noyaux commerciaux.

Grâce aux Plaisirs d’Hiver la Ville de Bruxelles n’a, depuis 12 ans, cessé d’accroître son attractivité tant pour le public belge que pour le public étranger.  Cependant, alors que sur le parcours de 2 km, le cœur de la Ville brille de 1000 feux, force est de constater que les rues commerçantes avoisinantes ne profitent pas du public, voir en est même privé. Afin de créer le lien entre les festivités du cœur de Bruxelles (place Ste-Catherine, Bourse, Grand-Place) et le Sablon, il a été décidé de renforcer dès 2013 les illuminations  Place de la Monnaie, rue de l’Ecuyer, rue de la Fourche, rue Marché aux Herbes, Place Agora et rue de la Madeleine ainsi que rue Antoine Dansaert

Ces illuminations sont aussi l’occasion d’entamer un programme d’échange avec la Ville de Salerne ainsi que le Quartier des Arts de Montréal.  Dès cette année, le projet Iceberg sur la place de la Monnaie entame ce partenariat avec Montréal tandis que la Ville de Salerne mettra à disposition de la Ville de Bruxelles des illuminations rue Marché aux Herbes.

En 2014, l’effort sera donc poursuivit par noyaux commerciaux et par quartiers : notamment quartier St Jacques, rue Neuve, boulevard du centre entre la Place Rogier et la Bourse.  Lien vers le Sablon et jusqu’à l’avenue Louise.

 

 

 5.       Renforcer la qualité de l’offre commerciale

Conformément à l’engagement pris dans l’accord de majorité de soutenir et renforcer la diversité, l’originalité et la qualité de l’offre commerciale sur le territoire de la Ville, le quartier Congrès sera également analysé en tant que projet-pilote dans le cadre d’une collaboration avec la Régie foncière, Atrium et la nouvelle structure commerce décrite ci-après.

Comme décrit dans l’accord de majorité, le but de ce partenariat est de privilégier l’accès des propriétés commerciales communales aux projets s’inscrivant dans le cadre du schéma de développement commercial.

 6.    Création de l’asbl « entreprendre.brucity »

 

Suite à la restructuration d’Atrium en agence régionale du commerce, il apparaît crucial de conserver une structure de proximité qui soit exclusivement à l’écoute des commerçants de la Ville de Bruxelles.

Les commerçants sont en effet très demandeurs de pouvoir traiter avec un organisme public qui connaît leurs spécificités locales.  Et pas seulement au niveau de la Ville, mais au niveau du quartier, voire parfois de la rue.  Ils déplorent que, depuis qu’Atrium a commencé à se réorganiser, son nombre d’antennes pour la Ville de Bruxelles soit passé de 5 à 2.  Cette perte de contact personnalisé provoque une certaine méfiance vis-à-vis du service public.

Ce manque de dialogue a parfois abouti au résultat que certaines actions ont rencontré un moindre succès, voire ont carrément été abandonnées.

La mise en place d permettra d’encore renforcer les liens qui ont commencé à être rétablis avec les commerçants.

Une attention particulière sera portée aux quartiers commerçants, afin de renforcer leur dynamisme, leurs spécificités et leur aspect de proximité en harmonie avec les habitants.