Un projet d’auberge de jeunesse flottante à 100.000 € la chambre !

Un projet d’auberge de jeunesse flottante à 100.000 € la chambre !

Un projet d’auberge de jeunesse flottante à 100.000€ la chambre : « Indécent en cette période de crise » estime Marion Lemesre

Dans le cadre de l’examen du budget du tourisme de la COCOF, le Ministre-Président (par ailleurs en charge du tourisme) évoquait, au sujet du projet d’auberge de jeunesse flottante au Port, « une opération qui se finalise actuellement dans son montage juridique et financier » mais le ministre Ecolo s’était bien retenu d’en dévoiler le coût estimé à 7.500.000 € pour 75 chambres, soit 100.000 € la chambre !

La Députée MR Marion Lemesre, a découvert le pot-au-rose en épluchant les budgets de la Ville de Bruxelles et en se penchant de plus près sur ledit « montage juridique et financier » que la majorité olivier à la COCOF trouve tellement bien, et qui a trouvé écho auprès de l’Echevin du Tourisme de la Ville de Bruxelles.

Marion Lemesre rappelle « Qu’à l’origine, le projet date de 2008 ; il est alors appelé Atlantis et est présenté par la SA BILORAL. Celui-ci consistait en un hôtel flottant passif haut de gamme, à savoir 4 étoiles visant l’autonomie en énergie et en eau. Cet hôtel, doté de 60 chambres dont 4 suites,  devait être ancré de façon durable le lo ng du Quai des Péniches, à la Ville de Bruxelles. Le budget de construction avait été estimé à 4.095.850 €. Il avait été sélectionné dans le cadre du concours ‘Bâtiments exemplaires’ de l’IBGE dont il avait été l’un des lauréats en 2010, sous la forme d’un prix-subvention d’une valeur de 200.000 €. »

Comment alors sommes-nous passés d’un hôtel de luxe privé à une auberge de jeunesse financée par les pouvoirs publics ?

« A l’analyse du budget de la Ville 2012, explique la Députée, on peut apprendre que dans le cadre de la Régie foncière, la Ville a acquis la société BILORAL suite au décès de son administrateur général pour la somme de 400.000 € pour laquelle le Moniteur Belge renseigne un capital de 61.500 €. »

C’est là que survient le montage financier puisque la Ville a sollicité la subsidiation de cette somme de 400.000 € à la COCOF, montant que l’on retrouve dans l’ajustement budgétaire 2011 de la COCOF à l’allocation 63-04 sous le vocable « Subventions d’équipement touristique – secteur public ».

Par cet investissement, la Ville rachète donc à la SA BILORAL, ses droits d’auteur, ses plans d’architecte du projet hôtelier ainsi que son contrat de concession pour 30 ans passé avec le Port. Dans ses explications en séance communale, l’Echevin PS du  tourisme y ajoutait aussi le « prix-subvention » de 200.000 € de l’IBGE… Mais ce nouvel ensemble a-t-il encore le droit de conserver son prix alors que son affectation et donc les plans d’architecte vont être totalement changés ?

Quant au « montage financier », celui-ci s’emballe, constate Marion Lemesre, puisque la Ville a sollicité (et obtenu !) auprès de BELIRIS un subside de 4.000.000 € pour un coût des travaux total estimé entre 7.100.000 € et 7.500.000 € ! Soit l’équivalent du refinancement de l’entité COCOF par le gouvernement fédéral pour 2012 !

La Députée MR et Chef de Groupe au Conseil communal de la Ville de Bruxelles reconnaît, qu’au bout du compte, la Ville de Bruxelles va sans doute augmenter son capital foncier d’une auberge de jeunesse financée par le fédéral et la COCOF mais s’indigne de ce que «  la COCOF s’embarque dans un montage juridique et financier aussi douteux que coûteux alors que dans le même temps et depuis de nombreuses années, 200 personnes handicapées de grande dépendance sont toujours en attente en Région bruxelloise, d’un centre d’accueil adéquat, comme en témoigne l’action du GAMP qui viendra une nouvelle fois ce vendredi 23 décembre manifester à ce sujet au Parlement. »

Marion Lemesre a déposé une demande d’interpellation adressée au Ministre-Président Doulkeridis pour que toute la clarté soit faite sur ce projet flottant.

Marre du Moche !

Marre du Moche !

« Jusqu’où les Ministres bruxellois de l’Olivier vont-ils pousser leur folie de la communication !? »

se demande la députée MR Marion LEMESRE, à la lecture du nouveau dossier de communication
introduit au Collège de contrôle par la Ministre HUYTEBROECK, qui ne prévoit rien de moins que :

« La Mise en œuvre d’un dispositif de signalétique urbaine basé sur des cubes géants (environ 3 x
3 x 3 m) transposables. Ces cubes serviront de supports à des bâches informatives sur les contrats
de Quartiers Durables. Achat de 10 cubes et 40 bâches en vue de les placer sur la voie publique
au niveau des périmètres des contrats de quartiers durables dans les communes concernées
(Anderlecht, Bruxelles, Schaerbeek, Saint-Josse, Koekelberg au minimum). Les cubes seraient
déplacés tous les 3 mois. Durée: maximum 2 ans… » Sur le site web et les cubes figurera un texte
– « l’éditorial » – de la Ministre avec la mention de son titre tandis que la brochure distribuée à
l’occasion de cette communication comportera également son nom.
« Les Bourgmestres et Echevins de l’Urbanisme apprécieront la récupération politique de
l’opération… » ironise Marion LEMESRE.

Outre le coût (81.070 €) de cette nouvelle communication en période de pénurie qui devrait amener
les Ministres à plus de discernement dans leurs dépenses, Marion LEMESRE dénonce l’intrusion de
ces mastodontes dans l’espace public des quartiers visés, quand on voit à quel point ceux-ci sont déjà
saturés d’édifices publicitaires par la contrepartie de la convention Villo, et surtout par les autres cubes
de 2 m² déjà placés en permanence depuis un an par les autres Ministres de l’Olivier… En ce moment
Benoît CEREXHE y vante notre Commerce extérieur (!) et Bruno DE LILLE y vante le télétravail pour lutter
contre les pics de pollution… un comble quand on pense à la pollution visuelle ainsi générée dans toute
la Région bruxelloise !

En effet, rappelle Marion LEMESRE, le « 20 septembre 2011, la Direction gestion et entretien des voiries
de Bruxelles Mobilité a donné son accord à la société Urban Media pour le placement de 21 cubes
publicitaires pour la période du 1er octobre 2011 au 31 décembre 2011. » C’est en tout cas ce que
répondait la Ministre GROUWELS à l’interpellation de la députée libérale le 26 octobre dernier, déjà
inquiète de voir trôner ces cubes publicitaires dans les espaces verts et les espaces publiques, sans
discontinué depuis le mois de mai 2011. Début janvier 2012, le même scénario se reproduit, constate
Marion LEMESRE, puisque Urban Media a enlevé les bâches publicitaires, en laissant les structures
métalliques en place maintenues au sol par des blocs en béton pour les ré-habiller ensuite de nouvelles
bâches promotionnelles pendant trois nouveaux mois ! « Ce qui contrevient à la règlementation sur les
permis d’urbanisme puisque les tubulures qui soutiennent les bâches sont maintenues tandis que seules
les bâches publicitaires sont renouvelées de trois mois en trois mois; ainsi le Gouvernement bruxellois
contrevient à ses propres règlements ! » dénonce la députée MR.

Tous ces cubes de 2 m² et bientôt de 3 m³ (si E. HUYTEBROECK persiste dans ses excès de
communication : on se souvient encore de sa « tour infernale » devant la cathédrale St-Michel !) sont
installés au milieu de places, sur les trottoirs, sur les ronds-points, au milieu des espaces verts… « Ils
enlaidissent Bruxelles d’une façon inacceptable ! » déplore la députée libérale « car ils masquent les
perspectives sur des bâtiments, des sculptures, des parcs et des avenues remarquables. »
Et Marion LEMESRE de conclure « Marre du moche ! » et d’en appeler, plus que jamais, au retour du
bon goût et du sens esthétique dans les aménagements urbains.